Le renouveau en Islam prémunit les jeunes des déviations a affirmé, hier, à Tlemcen, le Dr Noureddine El Khadmi de Tunisie

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Le renouveau en Islam prémunit les jeunes des déviations, a affirmé, hier, à Tlemcen, le Dr Noureddine El Khadmi de Tunisie, à l’occasion de la seconde journée du séminaire international sur le mouvement rénovateur musulman en Algérie.

«Ce mouvement constitue une solution théorique et pratique pour apprendre à cette même jeunesse le message authentique de l’Islam, évitant ainsi tout intégrisme ou autre compréhension fausse de la religion musulmane», a-t-il souligné, soutenant qu’une éducation saine renforcera cette voie et luttera contre les dangers de l’intégrisme. Abondant dans ce sens, le vice-président de l’Association nationale des Oulémas musulmans algériens, organisatrice de la rencontre, cheikh Benyounes Aït Salem, a affirmé que l’objectif de ce séminaire international est de faire connaître à la jeune génération les savants et Oulémas de la nation musulmane et leurs œuvres dans le domaine de la compréhension de l’Islam. Il s’agit là, a-t-il précisé, «d’une véritable référence pour nos jeunes». Abordant l’aspect scientifique dans le mouvement rénovateur chez cheikh Mohamed Ben Ali Senoussi (1787-1859), le Dr El Khadmi a invité les jeunes à prendre connaissance de son action visant le renouveau de l’Islam par une saine interprétation du Coran et de la Sunna. «Le savant se doit de concrétiser par les actes ses œuvres bienfaitrices pour la religion», a-t-il poursuivi, concluant que «la politique et la religion ont besoin l’un de l’autre pour cohabiter ensemble et toute autre vision exclusive n’aboutirait qu’à l’intégrisme». Le Dr Mohamed Abdelhalim Bichi de l’université Zeïtouna de Tunisie a abordé, quant à lui, le mouvement rénovateur du cheikh Mohamed Ben Youcef Senoussi (1430-1493), soulignant que ses idées proviennent de sa foi en l’Islam partant des œuvres de ses prédécesseurs. Il a été formé par plusieurs savants de son époque, à l’instar de son père qui vivait à Tlemcen, cité qui constituait, entre le 7e et le 9e siècle, un carrefour obligé pour les Oulémas, a-t-il rappelé. Ouvert vendredi au palais de la Culture Abdelkrim-Dali de Tlemcen, ce séminaire se poursuivra, dimanche, avec la présentation de communications avant l’adoption de recommandations.