L’Echo de la semaine: La gestion par le gaspillage

0
177

Les clubs de l’élite et même les autres traversent de graves crises financières et la majorité d’entre eux subit des grèves spontanées de joueurs qui réclament leurs salaires. Certains parlent même de nombreux mois impayés et menacent de recourir à l’arbitrage des tribunaux pour recouvrer leurs droits.

Voilà donc les résultats d’une gestion qui se fait au jour le jour, sans aucune prévision, et qui a fini par sanctionner de nombreux clubs. Il est quand même absurde de promettre des primes mirifiques en cas de victoire dans un derby alors que les finances sont au rouge et que le budget a été consommé en salaires faramineux de joueurs et entraineurs ainsi qu’en stages à l’étranger qui relèvent plus de la villégiature que du regroupement efficace. Chaque saison, ce pseudo professionnalisme s’enfonce davantage et montre ses limites avec des gérants plus proches des comptables d’épiceries que de véritables managers. Cette situation qui porte gravement préjudice à notre football livré à des bricoleurs auxquels on confie la gestion de dizaines de milliards, doit impérativement cesser. Pour ce faire, un contrôle strict doit être régulièrement effectué sur les comptes des clubs.

Seule habilitée à mener cette mission, la fameuse DNCG dont on ne sait plus si elle a été gelée ou si elle va être réactivée tant les informations sont contradictoires. Une chose est sûre : les patrons de clubs voient d’un très mauvais œil sa remise sur selle tant ils veulent disposer des budgets colossaux à leur guise en ne rendant compte à personne. Toute intervention dans la gestion financière des clubs signifierait s’en prendre au pouvoir illimité des boss qui font la pluie et le beau temps et dont certains vont jusqu’à exercer un véritable chantage sur les salaires pour mieux tenir joueurs et entraineurs et les commander comme ils veulent. L’intervention de la DNCG est aussi indispensable pour vérifier l’acheminement de l’argent public que les autorités débloquent à l’intention des clubs amateurs et des petites catégories et que les présidents détournent pour payer les salaires surréalistes des joueurs. A l’instar de l’argent alloué pour acheter des bus et qui a servi à payer les gros salaires… Les exemples ne manquent pas et il est grand temps de contrôler l’argent du football. Sauf que cette fameuse Commission de contrôle est brandie comme une arme de chantage et non comme une instance légale qui doit impérativement devenir opérationnelle. Trop d’argent a été dilapidé.