L’Echo de la semaine: L’escalade

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Cette information a fait l’effet d’une bombe, sans jeu de mots. On s’apprêtait donc à rédiger «une semaine» ordinaire avec les élections législatives qui approchent à grands pas, cette mercuriale qui affole le consommateur, cette pomme de terre devenue une star nationale …et voilà qu’en ce vendredi gris-clair, de cette couleur spécifique à l’avril, on se réveille sur une mauvaise nouvelle. L’aviation américaine a bombardé la Syrie ! Mais qu’est-ce qui a pris ce président Trump de soudain changer de stratégie, lui qui jurait qu’il en finirait avec les interventions US à l’étranger ? Il y a à peine une semaine, il déclarait que seul le peuple syrien pouvait décider du sort de son président et voilà qu’il lui envoie ses missiles. Ainsi, Bachar Al Assad aurait pris la décision incroyable et grave de gazer sa population au moment où il venait de remporter la victoire puisque désormais, son départ n’était plus un préalable à la solution au conflit. Détruire comme cela de longues années de travail, de lutte en l’espace d’un lâcher de gaz mortel, il faut vraiment être soit fou soit inconscient. Or, Al Assad n’est ni l’un ni l’autre et il n’est pas dans son genre de se suicider politiquement. Tout tend donc à expliquer la théorie du complot. Il n’y a qu’à voir comment la France et l’Allemagne ont manifesté leur soulagement suite au bombardement US. Suivis comme il fallait s’y attendre par l’Arabie saoudite et les félons arabes habitués à tous les traîtrises. En définitive, Donald Trump s’inscrit dans la normalité américaine et respecte à la lettre la feuille de route préalablement tracée par les véritables dirigeants US, le cartel pétrolier et l’industrie de l’armement. Il a bien trompé son monde ! Que ne bluffe-t-on pas pour être élu! Candidats sans programme On aura tout entendu lors de cette précampagne électorale. Que les abstentionnistes sont des traîtres et des suppôts du sionisme, qu’il faut rendre le vote obligatoire, qu’il vaut mieux avoir une Assemblée élue par la fraude que pas d’assemblée du tout, ainsi que d’autres énormités indignes d’hommes politiques censés se présenter à la députation. Les nombreux orateurs ont donc tous axé leurs interventions sur la participation aux élections qu’ils craignent minime. Aucun d’eux n’a clairement exposé un programme économique, social ou même culturel et sportif. Sûrement parce qu’ils n’en ont pas.