Les médias audiovisuels appelés à réserver un créneau à l’information juridique, souligne l’ARAV

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L’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a appelé, hier, dans un communiqué, les médias audiovisuels à accorder un intérêt à l’information juridique à travers des émissions spécialisées associant les citoyens et les juristes. «Dans le cadre de leur mission de service public, les médias audiovisuels sont appelés à réserver un créneau à l’information juridique à travers des émissions pertinentes», en s’appuyant, notamment au Journal officiel, les délibérations des deux Chambres du Parlement, les différentes «lois promulguées ou à l’examen, ainsi que les textes d’application», a précisé l’ARAV dans son communiqué. Estimant que la notion d’information juridique procède d’une évidence, à savoir que «le citoyen ne saurait être actif que s’il est au fait de ses droits, consacrés par la Constitution et la Loi», l’ARAV relève que le large débat, au vu de la Constitution et de la Loi, concernant l’élection présidentielle attendue ainsi que le régime électoral et l’Autorité nationale indépendante des élections, a montré «une soif de connaissances pour la loi». Partant, l’Autorité appelle les médias audiovisuels à accorder «tout l’intérêt nécessaire» à ces deux lois et à l’information juridique, qui est à même de contribuer à «la consécration de l’Etat de droit qui repose essentiellement sur la connaissance par le citoyen de ses droits et devoirs», ajoute la même source. Pour s’acquitter, avec objectivité et professionnalisme, cette tâche l’ARAV préconise de «tenir compte des niveaux des différents destinataires dans la conception des émissions pertinentes», en veillant à les diversifier afin d’expliquer et de simplifier la compréhension des différents textes juridiques en associant les citoyens, les juristes et les parlementaires. Relevant l’impératif d’éclairer l’opinion publique nationale sur le fait que les activités de l’Etat, aux niveau central et décentralisé, et de l’ensemble des secteurs, s’adossent obligatoirement à la Loi, dans toutes ses expressions, l’ARAV explique qu’un citoyen connaissant ses droits et devoirs ne peut que contribuer, par son civisme, à la lutte contre la corruption sous toutes ses formes, en la dénonçant et en la signalant aux institutions de l’Etat, conclut le communiqué.