Ligue 1 (2019-2020):  11 entraîneurs locaux sur la ligne de départ, la cote  du technicien étranger en baisse

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Onze des 16 formations de la Ligue 1 Mobilis de football ont choisi de recourir à des entraîneurs locaux en vue de la saison 2019-2020, dont le coup d’envoi sera donné jeudi, confirmant la tendance à la baisse du technicien étranger.

Le nombre est nettement en hausse par rapport au précédent exercice, quand les coaches algériens étaient six sur le banc. Cette tendance relègue l’entraîneur étranger au second plan. L’USM Alger, championne d’Algérie en titre, a décidé de faire appel à un ancien de la maison, Billel Dziri, avec l’espoir de conserver une couronne qui sera difficile à reconquérir au vu de la situation financière difficile que traverse le club de la capitale. Après avoir conclu dans un premier temps avec le Tunisien Kaïs Yaâkoubi, la direction des «Rouge et Noir» a fait machine arrière en confiant les rênes de l’équipe à l’ancien capitaine de l’USMA.  Le CR Belouizdad, détenteur de la dernière édition de la Coupe d’Algérie, a préféré reconduire Abdelkader Amrani, l’un des artisans du maintien inespéré arraché lors du précédent exercice. L’ES Sétif, qui a souvent opté pour la piste étrangère, a fait appel à un enfant de la maison : Kheïreddine Madoui. Ce dernier signe son retour à l’Entente après une saison passée d’abord sur le banc d’Al-Ismaïly (Egypte) puis avec le MO Béjaïa, relégué en Ligue 2 au terme du dernier exercice. Un retour qui coïncide avec le départ massif de plusieurs cadors. A l’instar de l’Entente, le MC Oran, qui a souffert pour éviter la relégation, a également fait confiance à l’un de ses enfants : Si Tahar Chérif El-Ouezzani, pour permettre aux «Hamraoua» de retrouver leur standing. Les trois nouveaux promus, en l’occurrence l’US Biskra, l’ASO Chlef et le NC Magra seront aussi coachés par des locaux. Si l’USB et l’ASO ont conservé leurs entraîneurs avec lesquels elles ont assuré l’accession, respectivement Nadir Leknaoui et Samir Zaoui, le NCM a engagé les services de l’ancien coach de la JS Saoura, Karim Zaoui. L’USM Bel-Abbès, qui a assuré son maintien in extremis, est le dernier club de l’élite à avoir engagé un nouvel entraîneur en la personne de Younes Ifticene, après avoir été sur le point de conclure avec Hocine Achiou. Le NA Husseïn-Dey et l’AS Aïn-M’lila seront dirigés respectivement par Arezki Remane et Azzedine Aït-Djoudi. Ce dernier enchaîne sa deuxième saison sur le banc des «Scorpions».

Casoni et Velud retrouvent la Ligue 1

Chez la «légion étrangère», le MC Alger a enregistré le retour du Français Bernard Casoni, une saison après leur séparation. Son compatriote Hubert Velud, champion d’Algérie 2013 et 2015 avec l’ES Sétif et l’USM Alger, a également signé son retour en championnat algérien par la porte de la JS Kabylie. Fidèle à sa réputation, le Paradou AC a reconduit le Portugais Francisco Alexandre Chalo. Idem pour le CS Constantine qui sera dirigé pour la deuxième saison de suite par le Français Denis Lavagne. Entraîné la saison dernière par l’Espagnol Josep-Maria Noguès puis par Dziri, le CABB Arréridj a de nouveau opté pour la piste étrangère en engageant l’ancien coach de la JSK, le Français Franck Dumas.  Au total, ils sont quatre Français et un Portugais à exercer leur métier dans le championnat algérien pour ce début de la saison 2019-2020. Ce nombre pourrait connaître des changements (baisse ou hausse) au fil des journées dans un tournoi connu pour sa valse des entraîneurs.

Autour de tout ce mouvement, six clubs ont opté pour la stabilité et décidé de reconduire leurs entraîneurs respectifs, à savoir le PAC (Francisco Alexandre Chalo), le CSC (Denis Lavagne), le CRB (Abdelkader Amrani), l’ASAM (Azzedine Aït-Djoudi), l’ASO (Samir Zaoui) et l’USB (Nadir Leknaoui). Au total, 10 clubs donc ont apporté des changements au niveau de leur encadrement technique, soit un de moins par rapport à la dernière saison. 

Bessa N / Ag