Ligue 1:  Ces fourberies qui nuisent à notre championnat

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 Alors que la Bureau fédéral de la FAF s’apprête à soumettre ce mois-ci aux membres de l’AG  le projet d’un nouveau système pyramidal de compétition, il serait plus judicieux et plus efficace pour les dirigeants de notre football de se pencher sur des problèmes du quotidien infiniment plus petits, mais qui pourrissent insidieusement  notre championnat  et ternissent son image.

On veut parler du mauvais comportement des acteurs sur le terrain que ce soit les joueurs, les entraîneurs ou les officiels. La dégradation est partout et se généralise au point où la compétition s’est folklorisée en perdant toute crédibilité. Dernièrement, on a évoqué le cas du match USMBA – CABBA joué jusqu’au bout avec des filets complètement  déchirés sans que l’on daigne les réparer. Visiblement, ça ne dérangeait personne. Ce dimanche, un autre fait tout aussi insolite a caractérisé la rencontre ayant opposé l’USMA à l’ASAM. Il a fallu attendre en effet près de dix minutes  pour qu’un penalty tout à fait valable accordé aux Usmistes ne soit tiré…et raté. Pourquoi tout ce temps perdu ? Parce que sur l’action ayant amené le penalty, le gardien titulaire de l’ASAM, Hadji s’est blessé. Son remplaçant, Boultif, a pris tout son temps pour le remplacer. Une fois entré sur le terrain, il a eu une longue discussion avec l’arbitre qui lui a demandé d’aller enlever son fuseau. Boultif s’est alors dirigé vers son banc pour s’exécuter. Encore des minutes de perdu, on se croyait dans un match d’inter quartiers. Tout ce cinéma était destiné à déstabiliser le tireur et lui faire perdre sa concentration. Une tactique payante puisqu’Ellafi n’a pu convertir la sentence. Il faut dire que tout au long de la rencontre, les joueurs d’Ain M’ lila multipliaient les actes d’anti jeu et casser le rythme pour gagner des minutes. A chaque contact, ils se roulaient par terre et parfois même sans contact, à l’image de leur gardien qui a appelé son soigneur sans aucun joueur ne l’ait touché. Il faut dire aussi que la passivité des arbitres encourage ce genre de chicane qui s’est érigée en culture chez nous. Cela n’est pas le propre de l’ASAM, il faut avouer que pratiquement toutes nos équipes, quand elles mènent ou font match nul à l’extérieur se comportent de la même manière. Des pratiques d’une autre époque qu’il faudra bannir si on veut aller de l’avant. L’on comprend que les joueurs veuillent gagner ou réaliser un bon résultat, c’est légitime, mais pas à n’importe quel prix et surtout pas en trichant. Il ya des règles de la bienséance à respecter. Car avant tout le football est un spectacle, le public paye avant tout pour se divertir. Mais ce genre d’attitude et de provocation ont tendance à irriter et à exaspérer les supporters ce qui engendre forcément de la violence verbale et parfois physique.Pourtant si la FAF lance une campagne de sensibilisation auprès des entraineurs et des joueurs et enjoint les arbitres à se montrer plus ferme avec ce genre de comportement négatif, on est sûr que notre championnat gagnera beaucoup en qualité. Cela n’empêchera pas aussi les équipes de gagner en dehors de leur base. Rouler par terre en simulant des blessures pour faire perdre du temps ne conduit pas forcément à la victoire. Ain m’Lila l’a appris à ses dépens.

Ali Nezlioui