Ligue 1 : JSKabylie: Mellal face à ses détracteurs

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La JSK continue de faire l’actualité, malheureusement en dehors du rectangle vert. C’est la rue qui a pris le relais. Les anti-Cherif Mellal l’ont investie, ce dimanche, exigeant le départ du président et de toute l’équipe dirigeante.

Une marche ayant quelque peu dérapé et empêchée par la police, puisque 10 personnes ont été arrêtées et présentées devant le juge le lendemain. Les pro-Mellal ont riposté le jour d’après en organisant une contremarche de soutien au président, même si elle a été peu suivie. Une division chez les fans qui en dit long sur les dissensions aux relents politiques auxquelles est confronté le club phare de la Kabylie. Un club devenu otage des interminables querelles le plongeant dans une crise interminable. Mellal peut-il résister à cet énième assaut de ses détracteurs ? Mais que lui reproche-t-on au juste ? Plusieurs griefs sont retenus contre lui. Il y a le fait que la JSK n’a rien gagné depuis sa venue à la tête du club. Les fréquents changements d’entraîneurs -7 en l’espace de trois saisons- ne plaident pas non plus en sa faveur. Sa gestion est également sévèrement critiquée et remise en cause, notamment sa politique de recrutement. «Il ramène au club des joueurs médiocres et libère les meilleurs éléments de l’équipe», disent ses détracteurs. Pour ses défenseurs, Mellal a au contraire «nettoyé» l’entourage du club des «pique-assiettes» qui ont fait main basse sur l’équipe. Il a relancé la formation au niveau des petites catégories, créé une marque déposée «pour ne plus dépenser de l’argent». Il compte aussi bâtir un grand centre de formation pour les jeunes. Si Mellal n’a pas réussi jusque-là, c’est justement parce qu’on ne cesse de lui mettre des bâtons dans les roues, estiment ses supporters. Le président de la JSK, quant à lui, ne compte pas céder à cette «campagne de dénigrement». Il a l’intention de poursuivre jusqu’au bout sa mission à la tête du club et de mener à bien son projet sportif. «Je ne céderai pas la JSK à la rue. S’il y a quelqu’un qui veut prendre les rênes du club qu’il ramène avec lui l’argent nécessaire», a-t-il déclaré sur le plateau de la chaîne privée Berbère TV. Cela dit, le bras de fer est loin d’être terminé. La victoire de la JSK à Tlemcen, lors de la dernière journée du championnat, a donné un peu de répit au président, mais ce n’est que partie remise. Ses ennemis l’attendent au tournant. Un conflit qui risque de s’éterniser, surtout si l’équipe continue à végéter au milieu du tableau. On voit mal cependant comment la JSK peut jouer les premiers rôles avec son effectif actuel. Il reste que le départ de Mellal ne va pas forcément permettre au club de sortir de la crise dans laquelle il se morfond. C’est du moins l’avis de nombreux supporters parmi les plus sages. Pour eux, le mal de la JSK est plus profond, c’est l’absence d’un projet porté par des dirigeants compétents, capables de changer de remettre le club à la place qui était la sienne par la passé.

Ali Nezlioui