Ligue 1: Le championnat va-t-il reprendre ?

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La saison en cours interrompue par un cas de force majeure, peut ne pas reprendre au vu de la situation qui prévaut actuellement dans le pays au plan sanitaire. Une hypothèse à ne pas écarter et même envisageable comme le laisse supposer le président de la ligue, Abdelkrim Medouar dans sa dernière sortie médiatique sur le site kooora.

«Je pense que la décision d’annuler le championnat est une prérogative de l’Etat algérien ainsi que de la Fédération algérienne de football. Nous attendons les décisions qui seront prises durant la réunion du 5 avril», a-t-il confié, avant de préciser : «Nous ne pensons absolument pas à l’annulation définitive du championnat. C’est une question qui est désormais liée à la décision politique, d’autant plus que la situation nous oblige à penser uniquement à l’intérêt public». Medouar n’est pas plus avancé que nous. Il avoue néanmoins que la décision de reprendre le championnat ou pas dépasse l’institution qu’il dirige, elle relève plutôt des prérogatives des hautes instances du pays. L’on apprend aussi qu’il y aura du nouveau à l’issue de la réunion du 5 avril prochain qui regroupera vraisemblablement tous les dirigeants de notre football. Une chose est sûre, il n’y aura pas de compétition avant au moins un mois, voire beaucoup plus.Tout le monde est en position pause, même en Europe où rien n’est clair pour le moment à propos des championnats à l’arrêt. Le débat actuellement est de savoir si on doit déclarer une saison blanche ou pas. C’est le cas aussi chez nous. Les équipes qui luttent pour le titre ou l’accession ne voudraient pas que leurs efforts consentis depuis le début de la saison partent en fumée si près du but. D’autres en revanche songent déjà à l’année prochaine. Car il faut savoir que cette crise terrible du coronavirus laissera certainement de graves séquelles sur tous les plans économique, morale et psychologique. Rien ne sera comme avant. L’humanité toute entière se prépare à entrer dans une nouvelle ère avec probablement un nouvel ordre établi et une autre perception et approche de l’échelle des valeurs. Le monde, par ailleurs, ne pourrait pas échapper à une crise économique inévitable et dont les contours se dessinent déjà. A cause du confinement, l’économie tourne au ralenti. Cela devrait immanquablement impacter négativement le sport en général et le football en particulier. Il faudra se préparer à se serrer la ceinture. Avec le recul considérable du prix du baril du pétrole, la crise sera encore plus ressentie chez nous. les clubs ayant toujours compté sur les subventions de l’Etat pour survivre, auront à l’avenir beaucoup de mal à assurer les salaires de leurs joueurs. Déjà en l’état actuel des choses, la majorité d’entre eux ont énormément de mal à couvrir leurs dépenses, contractant des dettes colossales. Quelle sera alors leur situation, lorsque les subventions se raréfieront et l’aide de l’Etat diminuera drastiquement ? Il faudra penser dès maintenant à une gestion rationnelle de la crise en diminuant considérablement les dépenses. Le moment est peut-être venu pour imposer un plafond salarial jusqu’au retour de l’embellie. Du moins on l’espère.

Ali Nezlioui