Ligue 1 Mobilis:  Pas de répit pour nos clubs, mais pas seulement…

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Cette saison, le championnat de la Ligue 1 Mobilis ne connaît pas de répit.

 Un rythme trépidant au point où même les médias ont du mal à le suivre.

 Ils se plaignent, d’ailleurs, de la fréquence des matches qui se succèdent à une cadence infernale.

Pratiquement tous les jours une rencontre est au programme au grand bonheur des amateurs de la balle ronde. Une situation inédite, il faut le dire, à laquelle les clubs essayent de s’adapter tant bien que mal. Une overdose de football en somme, imposé par un calendrier démentiel, auquel il faut insérer les rendez-vous internationaux de plus en plus nombreux avec les matches de l’équipe nationale et la multiplication des compétitions continentales inter clubs. Tout le monde est obligé de s’en accommoder, à défaut de pouvoir suivre. Par le passé, les équipes engagées dans les joutes africaines pouvaient se permettre le luxe de reporter leurs matches de championnat à loisir afin de bien se préparer. Aujourd’hui, elles sont obligées de jouer pratiquement tous les trois jours, voire moins. Le professionnalisme est d’une exigence impitoyable qu’il faut savoir gérer, notamment au plus haut niveau. Il n’y a plus de place pour l’improvisation et l’amateurisme. Tout doit être réglé à l’avance, comme du papier à musique. Les déplacements, l’hébergement, la nourriture, la récupération des joueurs…Tout doit être organisé au plus petit détail. Rien ne doit être laissé au hasard pour espérer être performant. Du coup, un club est appelé désormais à devenir une véritable entreprise dans laquelle grouille une multitude de fonctions et de spécialités. Mais il faut avoir les moyens de sa politique. Dans ce nouvel ordre footballistique, toutes les équipes ne sont pas logées à la même enseigne. Ce qui devrait faire la différence à l’arrivée. En principe, on trouvera au top les mieux organisées et celles ayant les plus grands moyens financiers et logistiques. Dans cette course vers le sommet, seuls les clubs ayant le souffle long seront en mesure de lutter pour les titres et les récompenses. Le championnat de la ligue 1 Mobilis est à la croisée des chemins. Certes, le professionnalisme n’est pas encore bien établi faute essentiellement au manque de ressources financières. Il s’adapte néanmoins aux exigences de la haute performance. Les équipes ne rechignent plus, comme par le passé, à jouer plus fréquemment. Un acquis pour notre football et nos joueurs. La Ligue pour sa part, arrive à s’en sortir, même si sa programmation laisse parfois à désirer. En revanche, les médias lourds, notamment la télévision, n’arrivent pas vraiment à suivre la rythme. Sinon comment expliquer les retransmissions hasardeuses de ces dernières semaines. Il n’y a que chez nous, par exemple, que les matches du leader du championnat ne sont pas tous télévisés. Une anomalie parmi tant d’autres, au moment où tous les amoureux de la balle ronde demandent à ce que toutes les rencontres du championnat soient retransmises en direct sur le petit écran. Il est vrai que les moyens de la télévision publique, détentrice des droits, sont plutôt limités, mais c’est une question d’éthique et d’impartialité. Dans le conflit qui oppose actuellement la LNF à l’EPTV, ce point crucial doit être introduit lors des prochaines négociations pour le renouvellement du contrat. Tout le monde doit se mettre au diapason. Au cas contraire, il faudra ouvrir le marché à d’autres opérateurs à même de relancer la concurrence.

Ali Nezlioui