Ligue 1: Nos clubs à l’abri de la crise ?

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Les clubs européens commencent à activer le chômage partiel pour leurs personnels en raison de l’arrêt de la compétition. Même les plus nantis d’entre eux n’y échappent pas. À l’image du FC Barcelone qui a annoncé, ce jeudi, dans un communiqué «la réduction de la durée de travail, imposée par les circonstances et les mesures de protection mises en œuvre, et, par conséquent, de la réduction proportionnelle des rémunérations prévues dans les contrats respectifs».

Certains joueurs ont accepté volontiers la décision de leur employeur et ont consenti à faire ces petits «sacrifices». D’autres, en revanche, se sont montrés réticents, ce qui a provoqué un tollé dans la presse catalane. Il faut savoir que la crise sanitaire actuelle fait perdre au Barça, 5 millions d’euros par jour. En ces temps de récession, les Catalans auraient aimé que leurs stars qui sont parmi les mieux rémunérées au monde, montrent plus de solidarité et d’entraide, d’autant qu’elles sont à l’abri du besoin pour plusieurs générations. Cette attitude égoïste choque l’opinion publique au moment où la place dans la société des sportifs et autres célébrités du monde du divertissement est de plus en plus contestée. On remet en cause leurs gains faramineux alors que les scientifiques et les personnels de santé sont peu considérés. Pourtant, on a vu avec cette pandémie du coronavirus, se sont eux qui sont sur le front et n’hésitent pas à prendre des risques énormes pour sauver des vies. Chacun son métier certes, mais l’échelle des valeurs doit être corrigée et revue pour moins de disparité. L’abîme entre les uns et les autres doit être comblé. En attendant, les clubs, même les plus riches doivent composer avec une situation délicate et inédite, et croisent les doigts pour que cette crise se termine le plus tôt possible. Leur survie en dépend. Qu’en est-il chez nous ? Nos équipes sont-elles également menacées et risquent-elles de mettre la clé sous lea paillasson ? Si l’on croit Nasreddine Medjoudj, le Directeur sportif du CS Constantine, il n’y a pas lieu de comparaison. «Ici les choses sont différentes de l’Europe et de l’Asie. En Algérie, les clubs dépendent fortement des subventions de l’État afin de payer les salaires des joueurs. Ce qui signifie qu’un arrêt pour une période n’entraînera jamais de pertes», a-t-il confié dans un entretien accordé au site «Kooora» et repris par «dzfoot».

Cependant, si cette situation s’éternise, il va falloir se préparer à serrer la ceinture. L’État très touché par la crise économique actuelle et la baisse significative de ses recettes due à la dégringolade continuelle du prix du baril du pétrole, aura d’autres priorités à combler.  Ce qui remet une nouvelle fois sur la table, le sempiternel débat sur le financement de nos clubs sportifs. Ces derniers ne sont certes pas impactés pour le moment par la double crise sanitaire et économique, mais à moyen terme, ils risque de le payer cher.

 Ali Nezlioui