Ligue 1 : USMAlger Allik jette un pavé dans la mare !

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S‘achemine-t-on vers un nouveau bras de fer entre le CSA et la SSPA/USMA ? La dernière sortie médiatique de Said Allik, président du club sportif amateur de l’USMA le laisse fortement penser. L’ex-homme fort du club algérois, aujourd’hui marginalisé, conteste la part réelle des actions achetées par l’ancien propriétaire, Ali Haddad, qu’une ordonnance de la justice a rétrocédé au nouvel actionnaire majoritaire de l’USMA, le Groupe Serport.

«Nous voulons savoir quelles étaient les parts réelles de la famille Haddad dans la société USMA et le montant des dettes laissées. Pour ma part, je doute fort qu’Ali Haddad ait réellement acheté, en 2010, 94% des actions de l’USMA, alors qu’il n’avait versé que 12 milliards dans le capital de la société sportive, soit pas plus de 30% des actions. Or Haddad aurait dû payer au moins 70 milliards de centimes pour avoir la majorité des actions de la SSPA-USMA », a-t-il confié au quotidien Liberté, au lendemain de l’installation  du nouveau Conseil d’administration du club dont il est membre en sa qualité de président du CSA. Une manière à peine voilée de contester le règne de Serport qui détient 94% des parts des actions du club. Achour Djelloul, le président de l’USMA, a déclaré pour sa part que «Allik n’aura aucune responsabilité dans l’équipe première et ne pourra prendre aucune décision ». L’on peut comprendre dès lors la frustration de Said Allik qui ne compte pas lâcher prise. «Achour Djelloul m’a répondu qu’il fallait voir avec le notaire pour plus d’explications dans ce sens. On verra bien», a-t-il ajouté tout en réclamant la signature d’une nouvelle convention avec le Groupe Serport. Les Usmistes ne sont pas encore sortis de l’auberge, puisque un nouveau conflit se profile à l’horizon. Le propriétaire du club doit néanmoins des explications sur le sujet au reste des actionnaires, même s’ils sont minoritaires, mais aussi à l’opinion sportive. Des explications dans la transparence pour permettre au club de se relancer sur des bases saines, après avoir connu une période difficile qui a failli le voir disparaître. D’autant que le Groupe Serport ne cache pas ses ambitions de hisser l’USMA au sommet de la hiérarchie. Il a déjà entamé le travail de la restauration en nommant Antar Yahia, l’ancien capitaine des Verts, comme directeur sportif et porte-parole du club. Ce dernier aura carte blanche, même si la tâche parait complexe et compliquée. Elle sera aussi exaltante, car le défi à relever est excitant. Ce sera sa première expérience au pays en tant que dirigeant, même s’il a déjà occupé le même poste en France, mais pour une courte période. Le projet usmiste dépendra de sa capacité à se montrer à la hauteur des espérances placées en lui. Antar Yahia aurait déjà entamé son travail, comme l’a révélé le président Achour Djelloul. D’ailleurs dans les fiefs usmistes, l’on parle déjà de contacts établis avec le technicien français, Patrice Carteron, actuel coach du Zamalek, pour venir diriger l’équipe usmiste.  Visiblement, l’USMA se projette déjà vers la nouvelle saison, mais les dirigeants doivent d’abord aplanir tous les problèmes hérités de l’ère Haddad.

Ali Nezlioui