Ligue des champions africaine: L’Algérie, la grande absente des quarts de finale

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Ce mercredi soir aura lieu le tirage au sort des quarts de finales de la Ligue des champions africaine. Les  clubs algériens n’y seront pas car, comme chacun le sait, leurs deux représentants l’USMA et la JSK ont été éliminés sans gloire à l’issue de la phase des poules.

C’est assez rare pour être souligné. Pour rappel, lors de l’édition écoulée, le CSC avait pu sauver l’honneur en se qualifiant aux quarts de finales avant d’être sorti par le futur champion, l’ES Tunis. Cette régression est tout à fait logique du moment que notre championnat va mal. Il est même malade, comme l’a reconnu cette semaine, le coach national, Djamel Belmadi. «Il souffre de beaucoup de problèmes», a-t-il ajouté. C’est un constat que personne ne peut contester, même si les dirigeants de la LNF, à leur tête le président Abdelkrim Medouar, veulent nous faire croire le contraire. Si le statu quo persiste et rien n’est fait pour y remédier, on risque même de ne plus pouvoir atteindre la phase des poules. D’ailleurs, on a senti dans les propos de Billel Dziri et dans ceux de son homologue de la JSK, une certaine résignation après l’élimination de leur équipe respective. Ils savaient pertinemment qu’ils n’avaient ni les moyens, ni l’effectif pour aller plus loin. Suite au départ massif de se cadres, l’USMA pouvait-elle espérer mieux ? «Au sein de notre effectif, il ne restait que trois rescapés de l’équipe qui a joué la demi-finale de la Ligue des champions en 2017 : Meftah et les deux gardiens Zemmamouche et Mansouri. La majorité découvrait cette compétition. Ce sont de jeunes joueurs. Ils ont tout l’avenir devant eux. Incha Allah, avec le travail, ils vont être performants», a déclaré le coach usmiste au site dz foot. A condition toutefois que ses «jeunes joueurs», ne prennent pas le même chemin que leurs aînés, c’est-à-dire celui de l’exil. Actuellement, il y a une forte propension chez les joueurs d’aller monnayer leur talent ailleurs. Une tendance qui ne devrait pas changer de sitôt compte tenu de la réalité du marché des transferts et l’incapacité de nos clubs à pouvoir rivaliser financièrement par rapport à la concurrence étrangère. On est complètement largué sur ce plan, mais aussi au niveau technique. Une simple lecture des huit équipes qualifiées aux quarts de finales, nous renseigne sur les forces en présence. A l’instar de son équivalente européenne, il n’y a de moins en moins de surprise en Ligue des champions africaine. On retrouve pratiquement toujours les mêmes.

Les cadors du continent s’installent durablement ne laissant que des miettes pour les autres. Les huit formations encore lice ont toutes remporté la compétition au moins une fois par le passé. Ce n’est donc pas un hasard de les retrouver à ce niveau. Il y a les deux équipes tunisiennes, le détenteur l’EST et l’ES Sahel. Les Égyptiens du Ahly et du Zamalek sont au rendez-vous. Tout comme les Marocains du WAC et du Raja. L’Afrique sub-saharienne est représentée par le TP Mazembe et Mamelodi Sundowns. Ce qui promet des chocs au sommet jusqu’au bout. Pour se consoler, on dira que de nombreux joueurs algériens, issus du cru, seront de la fête. L’on pense, notamment, à ceux évoluant à l’ES Tunis, comme Benguit, Bedrane, Chetti ou encore le nouveau venu Meziane. Sans oublier Aribi, le meilleur buteur de la compétition et sociétaire de l’ES Sahel. Cela dit, on aurait aimé que tout ce beau monde défende les couleurs d’un club algérien…

Ali Nezlioui