Ligue des champions (retour) : ES Tunis –CSC, ce soir à Radès  Les Sanafir rêvent d’exploit

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 « A l’impossible nul n’est tenu », dit l’adage. Toutefois, le CSC n’est pas obligé d’en tenir compte, car en football l’impossible n’existe pas. Certes, la mission des Sanafir, ce soir (20h) à Radès, parait très compliquée, voire insurmontable, face à l’ogre tunisien, suite à la défaite concédée à domicile au match aller (2 -3), mais les exploits ont toujours fait partie du football.

La glorieuse incertitude du sport n’est pas un vain mot, spécialement dans ce genre de confrontations. En tout cas, c’est avec la fleur au fusil que la bande de Denis Lavagne s’est rendue chez le voisin, persuadée de ses chances de qualification aux demi-finales de la prestigieuse compétition africaine. Ce qui serait une performance inouïe. « Je suis convaincu que si mes joueurs se montrent solidaires et volontaires à Radés, ils auront une chance de créer l’exploit et revenir en Algérie avec la qualification en poche. C’est vrai que la tâche semble très délicate, mais j’ai confiance en mon équipe qui est capable de relever le défi et de battre l’ES Tunis sur son terrain et renverser ainsi la vapeur», a déclaré le coach des Clubistes à la veille de son départ vers Tunis. Il faut dire que les Vert et Noir n’ont plus grand-chose à perdre à ce stade de la compétition. Pour leur première apparition dans la Ligue des champions dans sa nouvelle version, ils ont largement atteint leur objectif. À présent, ils tenteront de jouer le tout pour le tout afin d’inverser la tendance face au tenant du titre, faut-il le rappeler. Pour franchir ce tour, Belkheir et ses camarades devront l’emporter par deux buts d’écart ou réaliser un score de 3 à 2 en leur faveur pour forcer l’adversaire à disputer la fatidique et indécise séance des tirs au but.Au vu des statistiques, de l’expérience et du vécu, leurs chances de se qualifier sont infimes, mais les joueurs constantinois ne sont pas résignés. En dépit de la défection de son gardien Chamseddine Rahmani,  de Sid Ali Lamri, ou encore de son attaquant Smail Belkacemi (blessés), le groupe n’est pas démoralisé pour autant. Il est plutôt déterminé à aller jouer crânement ses chances et vendre chèrement sa peau. Il ne nourrit aucun complexe devant l’Espérance et son armada d’internationaux. D’ailleurs, lors de la première manche disputée au stade Hamlaoui, le CSC a fait souvent jeu égal avec son adversaire. Il est parvenu à remonter deux buts de retard avant d’en concéder bêtement un troisième. Justement, le manque de métier des protégés de Lavagne pourrait encore leur jouer un vilain tour. C’est dans ce domaine, d’ailleurs, que les clubs algériens en général doivent progresser pour aller titiller les meilleures formations du Continent. Le CSC en manque terriblement. Ses joueurs pourront compenser cette lacune par une solidarité et une détermination à toutes épreuves. C’est ce qu’ils ont réussi à faire jusqu’à maintenant. Par ailleurs, s’ils parviennent à ouvrir le score rapidement, ils pourront semer le doute chez l’adversaire. C’est le meilleur scénario qu’ils puissent avoir, ce soir, à Radès. A partir de là tout devient possible. C’est le rêve que caressent secrètement tous les Sanafir…

Ali Nezlioui