Logements: Les souscripteurs LPP exigent la révision des prix

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Le Comité national regroupant les souscripteurs aux Logements promotionnels participatifs (LPP), s’est réuni, hier, en prévision d’un sit-in national.

Ce dernier devrait avoir lieu dans les prochains jours devant le siège du ministère de l’Habitat. Les souscripteurs exigent, notamment la révision du mètre carré du prix du logement jugé excessivement cher par rapport à la qualité des logements réalisés. Ils évoquent aussi le non-respect du cahier des charges.Selon Fayçal Belkhir, membre du comité, le ministère de l’Habitat doit reconnaître l’échec de cette formule destinée à la classe moyenne. Pour lui, «l’idée est bonne mais la corruption a conduit au fiasco». «La majorité des entrepreneurs et bureaux d’études chargés du suivi se sont offerts des logements d’une très mauvaise qualité. Un très grand nombre de souscripteurs se sont même retirés, suite à une grande déception. Après plus de cinq années d’attente et en visitant leur logement, ils ont été choqués par la mauvaise qualité des travaux», a-t-il renchéri.   Travaux de plomberie inachevés, malfaçons dans la pause de la dalle de sol, de la faïence de cuisine ou des éléments de la cuisine. Les raisons de râler ne manquent pas. Fayçal Belkhir s’attarde aussi sur les prix des logements. Pour lui acquérir un F3 de 80 m² à environ 7,6 millions de dinars, un F4 de 100 m² à environ 9,5 millions de dinars et un F5 de 120 m² à près de 11,4 millions de DA, hors taxes, est trop cher. Cela a provoqué la colère des souscripteurs déçus aussi par l’insistance du ministère de l’Habitat à poursuivre le programme de construction avec les mêmes entrepreneurs et sans faire surtout la moindre concession aux souscripteurs qui se disent à bout. «Nous avons demandé la révision du prix du mètre carré, la possibilité d’avoir un crédit à 0% d’intérêt pour éviter la «riba » mais toutes nos doléances ont été rejetées», s’est indigné Belkhir. Pour rappel, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Kamel Beldjoud, a affirmé récemment, qu’il n’y aura pas de révision des prix des LPP. Ces derniers fixés par un décret exécutif, tout comme ceux relevant d’autres formules. Pour lui, «la résiliation d’un marché des années après le lancement des projets ne peut se faire». «La révision des prix entraînerait l’arrêt par les entrepreneurs de la réalisation de tous les projets LPP», a-t-il averti. Par contre, le ministre a annoncé l’installation de commissions de contrôle en charge du suivi des travaux des entreprises. Les souscripteurs n’en démordent pas. Ils continuent de revendiquer la révision des prix. Ils ont proposé d’opter pour des logements semi-clos afin d’amoindrir les coûts de réalisation. «Dans ce cas, les souscripteurs peuvent même choisir le matériel de construction», a souligné leur représentant.