L’Opep a décidé d’assouplir l’accord de limitation de la production: Le pétrole en chute

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Les cours pétroliers ont lourdement chuté, vendredi, à New York et Londres. Le prix du panier de référence du brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est établi, jeudi, à 76,62 dollars. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à «78,79 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE)», en baisse de 1,01 dollar par rapport à la clôture de mercredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance a fini à 70,71 dollars, en baisse de 1,13 dollar. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 76,44 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 2,35 dollars par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance a lâché 2,83 dollars à 67, 88 dollars. Selon plusieurs analystes, cette chute serait causée par l’action menée par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). L’organisation ainsi que ses partenaires, face à la hausse enregistrée des prix ces derniers mois, avaient décidé d’assouplir l’accord de limitation de la production. Face à la hausse marquée des prix ces derniers mois, et ses partenaires pourraient assouplir leur accord de limitation de la production, ce qui a pesé sur les prix vendredi. Le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh, cité par les agences russes lors d’un forum économique tenu à Saint-Pétersbourg, a déclaré que les pays producteurs s’attendent à un «retour progressif» du pétrole sur le marché, qui interviendra «probablement au second semestre de cette année». Pour sa part la Russie s’est dit satisfaite d’un «baril à 60 dollars», même si elle est sans doute en faveur de l’assouplissement des règles. C’est du moins ce qu’a déclaré le président russe Vladimir Poutine qui estime qu’un baril autour de 60 dollars était «équilibré». «Nous n’avons pas intérêt à une hausse des prix sans fin, 60 dollars nous convient», a-t-il déclaré lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg. Pour le président russe, un baril de plus de 80 dollars «causait des difficultés aux pays consommateurs» et favorisera la concurrence contre la Russie. Pour rappel, dans son dernier rapport mensuel, publié lundi, l’Opep a revu à la hausse de 25 000 barils/jour son estimation de la croissance pour cette année. L’Organisation et ses dix partenaires, dont la Russie vont tenir une nouvelle réunion en fin juin à Vienne.