Lutte antiterroriste et sécurité régionale: La région ne peut se passer de l’expérience mondialement reconnue de l’Algérie

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La haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne a qualifié, à ce titre, l’Algérie de «partenaire clé» de l’UE, «non seulement en Méditerranée, en Afrique du Nord ou au Sahel, mais dans toute l’Afrique». Les discussions Algérie-UE entamées sur la sécurité régionale ont été «très importantes» et «très productives», a-t-elle soutenu, faisant remarquer que le travail se poursuivra au niveau «des équipes d’experts» des deux parties.

La rencontre visait à lancer un dialogue informel sur les moyens d’«unir les forces» pour lutter contre le terrorisme et «appuyer les efforts de l’Algérie» en matière de stabilisation régionale. «L’Algérie jouit d’une expérience mondialement reconnue en matière de lutte antiterroriste et pourrait apporter à l’UE une expertise avérée en la matière», a ajouté la responsable européenne, soulignant que le pays accomplit un travail «considérable» pour sécuriser ses frontières et joue un «rôle de premier plan» dans la stabilisation de la région. «Un appui de l’UE aux efforts de l’Algérie ne pourra qu’être bénéfique pour tout le monde», a-t-elle soutenu.

Depuis plusieurs années, l’Algérie apporte une contribution importante dans la lutte contre le terrorisme et à l’instauration de la paix, de la stabilité et de la sécurité de la région, notamment au Sahel, à travers la sécurisation de ses frontières et en s’appuyant sur sa diplomatie engagée en tant que pays voisin, dans la conduite d’une Médiation internationale au Mali ponctuée par un accord de paix et de réconciliation nationale et l’appui aux efforts visant à stabiliser la Libye. Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a indiqué qu’un bon échange de vues sur les questions d’intérêt commun, en soulignant la nécessité pour l’Algérie et l’UE de «renforcer la coopération» pour «faire face à des défis communs».

L’Algérie a, à ce titre a toujours souligné que «les problèmes liés à la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la migration illégale, les problèmes de la jeunesse et la question de la radicalisation, sont des thématiques assez importantes que l’Algérie et UE partagent et pour lesquelles il faudra travailler et échanger les expériences». Ces questions nécessitent de «renforcer la coopération pour faire face à des défis qui (nous) sont communs (…) Quand on parle du terrorisme ou de la migration illégale, nous sommes tous menacés».

L’expérience algérienne en matière de lutte contre la radicalisation, «a fait de la démocratie un choix stratégique» pour combattre ce phénomène. Pour lutter contre ce fléau de la radicalisation, il faut «accepter les avis des uns et des autres dans le respect de la loi et de la Constitution». «C’est ça l’Etat de droit et c’est ce que l’Algérie a de tout temps fait. Nous sommes en train de le consolider davantage», est-il encore ajouté. Soulignant l’importance de la diplomatie parlementaire, qui «prend de la place de plus en plus dans le rapprochement entre les peuples et les nations», le chef de la diplomatie algérienne a assuré que la commission parlementaire mixte Algérie-UE «permettra des échanges sur une base permanente, réglementaire et régulière entre les Parlements». Il a fait savoir que l’Algérie était «prête» à aider et à partager avec l’UE son expérience dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Dans ce contexte, le dialogue stratégique Algérie-UE est axé sur «la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent», soulignant que l’Algérie a mis en place «ce genre de mécanisme avec de nombreux grands pays». L’UE et l’Algérie qui ont convenu de promouvoir un dialogue stratégique et sécuritaire face aux défis communs de sécurité et de développement, ont identifié, lors de cette première session du dialogue de haut niveau sur la sécurité régionale, trois grandes thématiques : «La lutte contre le terrorisme avec la problématique du retour des combattants étrangers, la déradicalisation et la migration illégale». Il s’agit d’«échanger nos approches et nos expériences dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent et de réfléchir ensemble sur le meilleur moyen de gérer la problématique de la migration clandestine», est t-il souligné. La première session de ce dialogue stratégique, a-t-il poursuivi, «nous a permis de définir le cadre dans lequel nous allons travailler, la façon de procéder, mais surtout d’identifier les champs d’action».