Lutte  contre la corruption:  « Un défi pour tous les pays du monde » souligne Louh

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 Le ministre de la Justice, Garde des sceaux,  Tayeb Louh a mis en avant, hier à Alger, l’impératif de « conjuguer les  efforts de tous » pour lutter contre la corruption, devenu un défi pour tous  les pays du monde.

A l’issu de l’adoption du Projet de loi relatif à la prévention et à la  lutte contre la corruption par les l’Assemblée populaire nationale (APN),  M. Louh a précisé que ce texte vient « renforcer les efforts déployés » en  matière de lutte contre la corruption qu’il a qualifiée de « crime grave  touchant à la stabilité et à la sécurité du pays ».  La corruption qui fait partie des « plus graves crimes ciblant les peuples  dans la sécurité et la stabilité de leurs pays, ne cesse ces dernières  années de prendre des dimensions alarmantes », a ajouté le ministre  soulignant que c’est désormais « un défi pour tous les pays du monde,  mobilisés pour son éradication à travers ses Conventions internationales »,  a souligné M. Louh. La loi sur la prévention et la lutte contre la corruption s’inscrit dans  le cadre de « la contribution des citoyens et des représentants de la  société civile à la moralisation de la vie publique à travers l’intégrité,  la transparence et la responsabilité dans la gestion des fonds publics », a   indiqué M. Louh, affirmant que cette moralisation « est l’un des fondements  de la croissance socioéconomique ».   A cette occasion, le ministre a mis en avant l’impératif de « conjuguer  les efforts de toutes les institutions de l’Etat et de toutes les  composantes de la société civile pour mobiliser les moyens à même de lutter  contre le crime de la corruption ».   Il a rappelé, par ailleurs, que ce texte de loi s’inscrit dans le cadre  du « programme de réformes globales initiées par le président de la  République, M. Abdelaziz Bouteflika, en appui aux mécanismes de lutte  contre la corruption ».   M. Louh a réaffirmé qu’il intervient également dans le cadre de  « l’adaptation des dispositions de la loi à la révision de la Constitution  initiée par le président de la République et de la poursuite de  l’adaptation de la législation nationale aux conventions internationales  relatives à la lutte contre la corruption ». En vertu de cette loi, la justice sera renforcée par la création d’un pôle  pénal financier à compétence nationale auprès de la Cour d’Alger, en tant  que nouveau mécanisme à même d’impulser les enquêtes relatives aux affaires  de corruption, de consacrer le principe de l’Etat de droit, de concrétiser  la sécurité, la stabilité et le développement, de palier les lacunes en  matière de lutte contre le crime et introduire la protection des lanceurs  d’alerte, experts, victimes et témoins, a conclu le ministre.

Moussa O