Lutte contre le changement climatique – COP25: L’Algérie a réitéré à plusieurs occasions son engagement

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L’engagement dans la lutte contre le changement climatique a été reitiré par l’Algérie lors des différents sommets mondiaux sur le climat, tout en poursuivant les efforts visant à consolider son rôle dans ce domaine à travers de multiples initiatives.

La participation de l’Algérie à la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP25), qui se déroule à Madrid du 2 au 13 décembre courant, sera une nouvelle occasion pour exposer ses démarches et efforts engagés face aux changements climatiques et leurs répercussions négatives. Cette participation intervient après quelques mois de l’adoption du Plan national climat (PNC) pour la période 2020-2030. Ce plan se veut un outil pratique pour appliquer la politique nationale de lutte contre les effets négatifs des changements climatiques sur plusieurs domaines vitaux qui se manifestent, souvent, par des variations climatiques brusques, la diminution du niveau de la production agricole, la baisse du niveau de l’eau et la dégradation de sa qualité, la hausse de la demande sur l’énergie et le déclin de la biodiversité, outre une hausse des températures et des incendies de forêts aux graves conséquences sur la santé, voire la vie des citoyens. Elaboré par la commission nationale de l’environnement regroupant plusieurs secteurs concernés, et un groupe d’experts et de chercheurs, le plan en question prévoit 155 opérations et activités visant à s’adapter aux effets des changements climatiques et à les limiter pour la prochaine décennie, notamment à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’intégration de la dimension Climat au sein des différentes politiques publiques de développement. L’Algérie s’est également dotée d’un Commissariat national aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique. Dirigé par le professeur Noureddine Yassaa, ce Commissariat vise à renforcer la stratégie nationale en matière d’énergies renouvelables et d’imprimer la dynamique nécessaire à sa concrétisation. Assisté par l’ensemble des secteurs concernés, le Commissariat définira, sur la base de la stratégie nationale, des stratégies sectorielles dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Il s’est vu aussi confier la mission de participer à l’élaboration des plans sectoriels et territoriaux dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, d’un cadre législatif et réglementaire attractif pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. À noter que Yassaa participe actuellement aux travaux de la COP25, aux côtés de la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatima Zohra Zerouati. La délégation algérienne participant aux négociations de la COP24, qui s’était tenue en décembre 2018 à Katowice (Pologne), avait plaidé fortement pour des résultats garantissant l’équilibre des intérêts entre tous les pays parties à l’Accord de Paris signé en 2015.

Pour l’Algérie, le traitement des questions climatiques doit reposer sur la responsabilité historique des pays développés, principaux générateurs de gaz à effet de serre, durant ces dernières décennies, ainsi que la prise en compte des différences entre ces pays et ceux en voie de développement.            Zerouati avait affirmé à cette occasion que l’Accord de Paris sera, à partir de 2020, le cadre régissant les politiques des Etats en termes d’économie et de développement. D’autre part, la ministre avait réaffirmé lors de la 23e réunion des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), dans le cadre du sommet mondial sur les changements climatiques (COP23), qui s’était tenue dans la ville de Bonn (Allemagne) «l’engagement de l’Algérie à réduire de 7 % ses émissions de gaz causant le réchauffement climatique à l’horizon 2030, un taux qui pourrait atteindre 22 % si l’Algérie venait à bénéficier de l’aide financière et technologique nécessaire». L’Algérie est aussi parmi les pays les plus touchés par le phénomène du changement climatique, et a, de tout temps, veillé à lutter contre ce phénomène par ses propres moyens tout en marquant son intérêt en faveur de «l’introduction de nouvelles dispositions constitutionnelles en vue de préserver l’environnement», avait souligné Zerouati. Au volet énergies renouvelables, elle avait indiqué que l’Algérie tendait, à travers son Plan national à développer ce secteur pour parvenir à produire 27% de son énergie électrique à partir de ressources renouvelables à l’horizon 2030, soit 22 000 mégawatt. Pour sa part, Abdelkader Bensalah à l’époque président du Conseil de la nation, avait réitéré lors de la réunion de haut niveau de la 22e Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, tenue au Maroc en novembre 2016, l’appel de l’Algérie à l’adoption d’une approche devant permettre à toutes les Parties de l’Accord de Paris sur le climat (COP21) de participer à la prise des décisions pour sa mise en œuvre. Pour rappel, l’Algérie a ratifié l’ensemble des accords internationaux visant la réduction de l’émission des gaz à effet de serre et la lutte contre le réchauffement climatique. Elle avait ratifié en 2015 l’Accord de Paris sur le climat (COP21) dans le but de contribuer à réduire la hausse de la température mondiale, par rapport à la période préindustrielle, de 2 degrés Celsius à la fin du siècle. La ratification du COP21 permet à l’Algérie de prendre part à une dynamique internationale pour la transition énergétique et la protection du climat. Les efforts de l’Algérie dans la lutte contre le changement climatique ont été récemment salués par le Coordonnateur résident du système des Nations unies en Algérie, Eric Overvest.

  1. N.I. /Ag.