Lutte contre les maladies à transmission hydrique: Il est impératif de mettre à jour le système juridique

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Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, a mis l’accent sur l’impératif de mettre à jour le système juridique relatif à la lutte contre les maladies transmissibles, soulignant la nécessité de mettre en œuvre la réglementation et la législation en vigueur afin de garantir la protection de la santé du citoyen qui est «au-dessus de toute considération».

Présidant une réunion du Comité national chargé de lutte contre les maladies à transmission hydrique, Bedoui a mis en avant «l’impératif» d’intensifier le travail sur le terrain effectué par des équipes multisectorielles, avant d’appeler à l’implication du citoyen dans la protection de la santé publique, et ce, à travers des campagnes de sensibilisation menées par plusieurs intervenants ayant pour objectif de soutenir les efforts consentis par les pouvoirs publics pour prévenir le citoyen des différents dangers et épidémies. Saluant les mesures pratiques prises par les secteurs concernés, le ministre de l’Intérieur a relevé «l’importance d’arrêter un plan d’action minutieux élaboré par des experts avec la participation de chercheurs suivant une méthode scientifique et une approche participative afin de dégager une feuille de route permettant une meilleure prise en charge des différents aspects relatifs à l’aménagement des cours des oueds, la gestion des eaux usées et la lutte contre la pollution».

Le ministre a mis l’accent, lors de cette réunion qui intervient dans le cadre d’une série de réunions périodiques du Comité national de lutte contre les maladies à transmission hydrique, sur le rôle «pivot» que jouent les bureaux communaux d’hygiène et de santé, soulignant, dans ce sens, «la nécessité de renforcer ces bureaux par tous les moyens matériels et humains et par les différents équipements nécessaires, notamment les équipements modernes leur permettant d’intervenir en toute efficacité et de jouer le rôle qui leur incombe en coordination avec les différents services sectoriels au niveau local».

Présidée par le ministre conformé- ment aux dispositions de l’article 3 de l’arrêté interministériel du 26/05/1996, modifié, portant création, organisation et fonctionnement du comité national de lutte contre les maladies à transmission hydrique, cette réunion a été marquée par la présence des secrétaires généraux des secteurs de l’Intérieur, des Collectivités locales, et de l’Aménagement du territoire, de la Santé, de la Population et la Réforme hospitalière, des Travaux publics et des Transports, des Ressources en eau, de l’Education, de l’Industrie et des mines, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du Commerce, de l’Habitat et de l’Urbanisme, de l’Agriculture et du Développement rural, de la Communication, de l’Environnement et des Energies renouvelables, et des Affaires religieuses et des Wakfs. La réunion a également permis aux 13 secrétaires généraux de passer en revue les différentes mesures prises pour garantir une meilleure maîtrise de la lutte contre les maladies à transmission hydrique et animale. L’accent a été mis su la nécessité de renforcer le travail intersectoriel suivant un plan national annuel intégré permettant la coordination des mécanismes de lutte contre ces risques et épidémies.