Lutte contre l’injustice, la corruption et toute forme de malversation : Belkacem Zeghmati réaffirme la détermination de l’Etat

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 Lors d’une conférence organisée hier au siège du conseil constitutionnel, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati est revenu sur les événements que traverse le pays, en affirmant que l’Etat est déterminé à aller jusqu’au bout dans la lutte contre l’injustice, la corruption et toute forme de malversation. 

Le ministre de la justice a également évoqué le hirak populaire qui continue, a-t-il dit, d’impressionner le monde depuis le 22 février dernier. Désormais, la Justice est appelée à assumer pleinement son rôle dans la lutte contre les différentes formes du crime, notamment la corruption, à travers une application « juste et rigoureuse » de la loi, afin de « rétablir l’autorité de l’Etat bafouée par une justice aux ordres », avait indiqué récemment Belkacem Zeghmati, tout en rappelant que la corruption a atteint au fil des années des proportions alarmantes, tellement elle est devenue « flagrante, organisée et systématique ». Le ministre avait estimé que justice « se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, étant sous les regards des autorités et de la société  qui attend d’elle beaucoup  pour rétablir l’autorité de l’Etat et cristalliser les droits des citoyens ». Il avait, en outre, observé que la lutte contre la corruption « n’atteindra ses objectifs qu’après la récupération des avoirs criminels que représentent les fonds détournés et qui constituent une pierre angulaire aux niveaux national et international ». Il avait relevé que les expériences d’autres Etats en la matière ont montré que « rien ne contribue aussi efficacement à la lutte contre ce type de crime que la poursuite de ses auteurs pour la récupération des fonds détournés ». Précisant qu’il s’agit de gains illicites, le ministre de la Justice avait souligné la nécessité d’approfondir les enquêtes préliminaires pour identifier les auteurs de ces crimes de corruption et déterminer et localiser les montants détournés afin de les saisir ou de les geler jusqu’à ce que les auteurs soient présentés devant les juridictions compétentes qui trancheront conformément à la loi. A cet égard, M. Zeghmati a fait savoir que l’Algérie dispose de mécanismes juridiques nécessaires pour récupérer les fonds détournés vers l’étranger, affirmant que la justice « est aujourd’hui déterminée à lutter contre la corruption par l’application rigoureuse de la loi en toute transparence, indépendance et neutralité et dans le strict respect des règles d’un procès équitable et ce, tout au long de l’action publique sans que personne ne soit lésé et tout en respectant la présomption d’innocence et les droits de la défense dans le cadre du principe d’égalité garanti par la Constitution ». « Notre pays traverse une période sans précédent au cours de laquelle le peuple algérien a fait montre d’une maturité qui a impressionné le monde entier et une prise de conscience quant aux dangers de la corruption et à la nécessité de lutter contre ce fléau et d’en poursuivre les auteurs, ce qui a amené la magistrature à être à l’avant-garde et à se hisser, dans l’accomplissement de ses missions constitutionnelles, au niveau des revendications légitimes du peuple et de ses aspirations à une vie décente et un meilleur lendemain », a ajouté M. Zeghmati. Il avait, par ailleurs, souligné que l’institution judiciaire « s’acquitte de ses missions constitutionnelles dans le respect des lois de la République en tant que garante des libertés et droits fondamentaux de tout un chacun sans aucune exclusive ni considération conjoncturelle ou personnelle, car notre magistrature nationale n’a d’autre objectif, dans l’Etat de droit, que de consacrer la justice et le droit ». Pour le ministre, la lutte contre ce dangereux fléau « n’est pas la mission de la magistrature à elle seule mais l’affaire de tous ». Déterminé à poursuivre la lutte contre la corruption, l’Etat a décidé de renforcer la législation algérienne en la matière pour pouvoir prévenir et combattre ce fléau et ce, à travers la révision du Code de procédure pénale en vue de lever les entraves à l’action publique. En visite de travail et d’inspection à la 2e Région militaire à Oran, le Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, Vice-ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-major de l’ANP, a évoqué « la juste sanction infligée à certains membres de la bande, voire ses têtes, à l’issue de la parution des peines à leur encontre pour complot contre l’autorité de l’Etat et contre l’autorité de l’Armée nationale populaire ». Des peines qui concrétisent, a-t-il fait remarquer, « une revendication populaire pressante et légitime, ont été reçues avec enthousiasme par les citoyens, qui ont exprimé leur satisfaction de voir ceux qui, dans un passé récent, sévissaient sur terre avec orgueil et dédain envers la souffrance de notre vaillant peuple ».Le Haut Commandement de l’ANP a, ainsi, tenu, selon Gaïd Salah, « ses engagements envers le peuple et la patrie, en ce qui concerne l’accompagnement de la justice pour juger les corrompus, en fournissant des garanties suffisantes pour ester en justice tous ceux impliqués dans la corruption, car nul n’est au-dessus de la loi ». Et d’ajouter : « Que le peuple algérien sache que nous ne connaîtrons point de répit jusqu’à ce que chaque corrompu et chaque subversif ait la punition qu’il mérite. L’opération de lutte contre la corruption se poursuivra jusqu’à la fin, soit l’assainissement du pays de ces corrompus qui détruisent les potentiels du peuple et l’avenir des générations, quels que soient les efforts à fournir et les sacrifices incommensurables à consentir».

  1. Benslimane