Manifestations populaires:   Grève des commerçants et marches pacifiques dans la capitale et plusieurs wilayas 

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Plusieurs commerçants et travailleurs ont  observé, hier à Alger, et dans différentes wilayas du pays, une grève parallèlement à des marches pacifiques organisées par des élèves, a constaté l’APS sur place. 

La grève dont l’intensité a diminué dans l’après-midi, et les marches  des élèves interviennent en réponse à des appels inconnus lancés sur les réseaux sociaux pour une grève générale et l’arrêt des études à partir de ce dimanche.  Les études se sont poursuivies, toutefois, de façon ordinaire dans plusieurs lycées et collèges sans signaler des perturbations, a-t-on  constaté au niveau de ces établissements scolaires.  Relayés sur les réseaux sociaux, ces appels ont trouvé réponse auprès de certains commerçants, au moment où d’autres ont baissé  rideau par peur des marches organisées dans la capitale et dans différentes régions du  pays.   A l’est du pays, plusieurs marches pacifiques des élèves et des étudiants ont été organisées et une réponse massive à l’appel à la grève a été  constatée dans les wilayas de Constantine, Skikda, Annaba, Batna, El-Tarf  et Khenchla.  Dans les wilayas de Ouargla, El Oued, Ghardaïa, Laghouat, Adrar et Béchar, des mouvements de contestation ont été organisés par les étudiants  universitaires pour protester contre la décision «inattendue» prise par la  tutelle portant sur l’avancement des vacances universitaires du printemps. Les mêmes wilayas ont enregistré, en outre, des marches pacifiques impliquant des étudiants universitaires et des élèves des trois paliers pour réclamer le changement.   Les wilayas du Centre (Blida, Chlef, Tipasa, Médéa et Boumerdès) ont vu,  quant à elles, l’organisation, par les élèves, de plusieurs marches ainsi  que des réponses différentes à la grève générale à laquelle ont appelé des  sources inconnues à travers les réseaux sociaux.   A l’instar des autres wilayas, Bouira, Béjaïa et Tizi-Ouzou, ont vu l’arrêt  de plusieurs activités commerciales et de services. Des marches ont été organisées également dans les trois wilayas par des élèves et des  étudiants. Les pharmacies, cliniques, cabinets médicaux, boulangeries, kiosques et la  majorité des épiceries, ont exercé leurs activités de manière normale, en dépit de ces mouvements de protestation marqués par leur caractère  pacifique. De son côté, l’Union générale des commerçants et artisans algériens  (UGCAA) a appelé les commerçants ayant fermé leurs commerces à les rouvrir au peuple «qui a fait montre de civisme et de patriotisme en adhérant à ce  mouvement pacifique dans le but de préserver les acquis et les biens  publics». L’Union a exhorté ses adhérents et toutes les autres unions qui y sont  affiliées, à savoir la Fédération nationale des boulangers (FNB), la  Fédération nationale des marchés de gros de fruits et légumes, la  Fédération nationale des grossistes en produits alimentaires et les  transporteurs, à se mobiliser au service du consommateur dans cette conjoncture difficile et à ne pas céder aux appels anonymes ayant pour but  de diviser notre société et saper l’esprit de solidarité». Pour sa part, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, a  appelé à placer l’école de l’Algérie «au-dessus de toute considération», qualifiant la sortie des élèves des cycles moyen et secondaire à la rue, au  niveau de la capitale et plusieurs wilayas, de «dangereuse». «Nous avons tous le devoir moral, l’obligation et la responsabilité de  protéger notre école, donc de protéger nos élèves, de protéger nos  enfants», a écrit la ministre sur sa page Facebook.   «L’école, parce que gratuite et obligatoire, est l’école du peuple», a  ajouté Benghabrit, appelant tout un chacun à préserver l’école de «tout acte voulu ou non voulu de la surpolitisation et de l’instrumentalisation».

A.S