Massacre perpétré par Israël contre les Palestiniens La classe politique algérienne condamne et interpelle la communauté internationale

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Plusieurs partis politiques nationaux ont exprimé leur indignation, face au massacre barbare de Palestiniens, perpétré par les forces d’occupation israéliennes dans les régions frontalières de la bande de Ghaza, ayant fait 60 martyrs et des milliers de blessés.

Le Rassemblement national démocratique (RND) a condamné «les massacres terroristes, ayant ciblé nos frères à Ghaza», exhortant les consciences éveillées de la communauté internationale «à intervenir en urgence pour mettre fin à ce massacre barbare qui cible nos frères palestiniens». «Notre position découle de la position de l’Etat algérien», a rappelé le parti. Dans son communiqué, le parti Tajamoue Amel Al Djazaïr (TAJ) a affirmé suivre «avec préoccupation et grand intérêt» les évènements enregistrés à Ghaza et en Cisjordanie, notamment après la répression des manifestations pacifiques, à l’occasion du 70e anniversaire de la Nakba qui a coïncidé avec l’application de la grave décision unilatérale du président américain de transférer l’ambassade de son pays à la ville sainte d’Al Qods.

Le parti TAJ a exprimé «son rejet formel» de cette décision et dénoncé «le silence arabe, musulman et international face au génocide du peuple palestinien et son massacre par l’entité sioniste criminelle». Le parti a également salué la position officielle et populaire de l’Algérie qui apporte son soutien «ferme et constant à la cause palestinienne», appelant les pays arabes et musulmans à adopter «une position collective et forte face à l’arrogance et à la criminalité de l’entité sioniste». Le parti a également exhorté la Cour pénale internationale (CPI) à enquêter sur les crimes d’assassinat et de génocide qui ciblent des citoyens civils innocents. Dans ce contexte, le TAJ a exhorté le Conseil de sécurité international «à assumer ses responsabilités et à intervenir en urgence pour mettre fin à ce massacre» et appelé les personnes éprises de liberté de par le monde, à peser de leur poids et à faire preuve de solidarité avec le peuple palestinien innocent pour lever le blocus imposé à la ville de Ghaza.

De son côté, le parti du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP) a indiqué dans un communiqué, que la journée d’hier a été une nouvelle occasion pour l’entité sioniste de poursuivre ses crimes, en ouvrant le feu sur les manifestants pacifiques à proximité de la clôture entre Ghaza et les autres territoires palestiniens sous occupation israélienne, faisant des dizaines de morts et de centaines de blessés. Après avoir condamné la démarche «illégale et immorale» du président américain, le MSP a affirmé que le transfert de son ambassade à la ville occupée d’Al Qods «ne changera rien au fait qu’Al Qods demeurera la capitale éternelle de la Palestine». Le MSP a estimé, en outre, que l’entité sioniste «ne comprend pas le langage de la manifestation populaire et pacifique, loin de toute stratégie globale de la résistance», soulignant que «la méthode appropriée pour faire face à l’occupation est la révolution, semblable à celle de novembre qui a permis de mettre fin à l’occupation française en Algérie». Face aux crimes sionistes auxquels sont confrontés les Palestiniens, le MSP a exhorté le Gouvernement algérien et son peuple tout entier à «maintenir le consensus national actuel autour de la question palestinienne», appelant les organisations internationales, les Gouvernements et tous les peuples libres à «rendre justice au peuple palestinien et à lui permettre de recouvrer tous ses droits légitimes, notamment en cessant de traiter avec l’entité sioniste, qui outrepasse le droit international, en commettant les crimes les plus odieux contre l’humanité». Le MSP a appelé le peuple américain et son élite à «bien mesurer l’atrocité et l’injustice de la politique de leur président envers la Palestine et son peuple, une politique qui pourrait ternir la réputation de leur pays et le mettre en péril».

De son côté, le parti Mouvement Nahda a condamné ces massacres barbares qui «dévoilent le véritable visage de l’ennemi, caractérisé par le racisme, la haine, l’extrémisme, les assassinats et l’exode forcé d’innocents».

Pour sa part, le Front de libération nationale a condamné fermement cet acte barbare. Il a condamné, en outre, la démarche de l’administration américaine de transférer son ambassade à Al Qods, en ce jour qui coïncide avec l’anniversaire de l’occupation de la Palestine, ce qui constitue «une démarche contradictoire au droit international qui confirme qu’Al Qods est une ville occupée» et «une provocation flagrante du peuple palestinien».A ce titre, le parti a réitéré «sa position constante au côté du peuple palestinien et sa juste cause», appelant les pays arabes et musulmans à «assumer leur responsabilités. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait condamné «le crime abject» perpétré par les forces d’occupation israéliennes contre des civils palestiniens près de la frontière de la bande de Ghaza, réitérant la position «constante» de l’Algérie au côté du peuple palestinien. «C’est avec une profonde tristesse et indignation que j’ai appris que plus de 50 Palestiniens sont tombés en martyrs et plus de 1700 autres ont été blessés sous les balles des forces d’occupation israéliennes, lors d’affrontements sanglants à la frontière de la bande de Ghaza, où l’occupation israélienne continue à sévir contre les civils palestiniens, faisant fi des lois, chartes et conventions internationales des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire», a affirmé le Président Bouteflika dans un message adressé au président de l’Etat de Palestine, président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Mahmoud Abbas. «Suite à ce crime ignoble qui a endeuillé les Musulmans et le monde entier et que nous condamnons vigoureusement, je vous réitère le soutien de l’Algérie et sa solidarité avec vous en cette dure épreuve ainsi que son appui au peuple palestinien frère dans sa lutte contre la barbarie israélienne», a poursuivi le chef de l’Etat, déplorant «la dégradation de la situation en raison de l’obstination israélienne et son désengagement du processus de paix, bravant la communauté internationale». «Je vous réitère la position ferme et constante de l’Algérie en faveur du peuple palestinien jusqu’au recouvrement de ses droits nationaux spoliés et l’établissement de son Etat palestinien indépendant avec Al Qods pour capitale sur les frontières de 1967», a-ajouté le Président Bouteflika à l’adresse de son homologue palestinien. «Je saisis cette occasion pour me recueillir à la mémoire des martyrs de la liberté et de la dignité et vous présente, ainsi qu’aux familles des martyrs, des blessés et à l’ensemble du peuple palestinien, au nom du peuple et gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes sincères condoléances et profonde compassion et sympathie, priant Dieu Tout-Puissant, de les combler de Sa Sainte Miséricorde et de les accueillir en Son Vaste Paradis», a conclu le Président Bouteflika, souhaitant «un prompt rétablissement aux blessés». Politiques, morales et humanitaires envers le peuple palestinien».

De son côté, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait évoqué, dans un entretien téléphonique avec le Premier ministre turc, Binali Yildirim, dont le pays assure la présidence en exercice de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), la grave situation en Palestine et a rappelé la ferme condamnation de l’Algérie, exprimée par le président de la République face aux massacres sionistes dont sont victimes les civils palestiniens. L’entretien a porté aussi sur les voies et moyens par lesquels l’OCI se doit de réagir pour l’arrêt de ces massacres et pour le soutien à la juste cause du peuple palestinien.