Messahel rassure lors d’une réunion de travail avec son homologue brésilien : La paix et la sécurité sont garanties pour investir en Algérie

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Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a indiqué lund hier que l’Algérie et le Brésil avaient convenu de « finaliser certains accords » pour permettre aux entreprises des deux pays de travailler dans un « confort » et avec « toutes les garanties voulues » .

« Nous avons convenu de finaliser certains accords qui méritent d’être revus pour donner une assise juridique à cette coopération pour permettre aux entreprises des deux pays de travailler dans un confort et avec toutes les garanties voulues », a déclaré M. Messahel à l’occasion d’une réunion de travail qui l’a regroupé avec le ministre brésilien des Relations extérieures, Aloysio Nunes Ferreira Filho, qui effectue une visite de travail en Algérie. M. Messahel a relevé que les échanges entre les deux pays s’élevaient à 3,5 milliards de dollars, ce qui est « très peu » par rapport aux capacités des deux pays.  Il a ajouté que l’Algérie et le Brésil se sont engagés pour réunir, « dans les brefs délais », les chambres de commerce des deux pays et mettre en mouvement le forum des hommes d’affaires, relevant qu’il y a des secteurs à identifier notamment l’industrie, l’agriculture et les travaux publics pour bénéficier de l’expérience brésilienne. « Le marché algérien est très porteur, car la sécurité et la paix sont garanties pour les investissements », a-t-il soutenu , ajoutant qu’un processus est en cours pour renforcer également la coopération dans le domaine de la sécurité de la défense.  Il a fait savoir que l’Algérie a tissé avec le Brésil des relations « très fortes », nommant dans le sillage de la visite du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans ce pays en 2005, laquelle a constitué une « grande étape » pour la relance de cette coopération. Evoquant la coopération dans le domaine international, M. Messahel a souligné qu’il y avait une « forte concertation », ajoutant que « nos deux pays travaillent ensemble dans les foras internationaux et nos deux pays sont contre les ingérences extérieures d’où qu’elles viennent dans les affaires internes des pays ».  « Nous sommes pour le règlement des conflits dans le cadre du dialogue et de la concertation pour asseoir un monde apaisé », a-t-il dit, mettant en avant la coopération entre les deux pays au sein notamment de l’ONU et des pays non alignés. M. Messahel a indiqué, en outre, avoir échangé avec son homologue brésilien l’expérience algérienne, notamment dans le domaine de la concorde civile et de la réconciliation nationale, ainsi que dans l’approfondissement de la démocratie. « Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire que si nous vivons dans un pays stable, c’est grâce à la politique menée par le président de la République », a-t-il affirmé. Pour sa part, le ministre brésilien des Relations extérieures a appelé à renforcer le partenariat économique et à faciliter les investissements entre l’Algérie et le Brésil, soutenant que les relations politiques entre les deux pays sont « très harmonieuses ». « Nous avons souligné la nécessité de stimuler le partenariat économique pour faciliter les investissements », a-t-il indiqué dans une déclaration à la presse, en marge d’une réunion de travail qui l’a regroupé avec le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel. Le chef de la diplomatie brésilienne est en visite de travail en Algérie, à l’invitation de M. Messahel. Pour lui, les relations sur le plan politique entre les deux pays sont « très harmonieuses », ajoutant que sur le plan économique il fallait « faire davantage », dans le sens de leur diversification et leur approfondissement pour des relations « plus denses » entre les entreprises. M. Ferreira Filho a indiqué que sa visite en Algérie témoignait de la détermination du gouvernement brésilien de poursuivre dans la voie des relations « exceptionnelles » entre les deux pays, tant les deux pays partagent des principes fondamentaux notamment, l’attachement à l’aspect social du développement économique et la non ingérence dans les affaires internes des pays. Evoquant son séjour en Algérie durant les années 70, en tant qu’exilé politique, il a dit retrouver un pays qui a « beaucoup progressé » dans tous les domaines, de « plus en plus présent » dans les Affaires internationales et dont l’influence « s’agrandit ». « L’Algérie a été une terre d’asile pour moi et pour tant de camarades brésiliens, de combattants de libération d’autres pays », a-t-il affirmé, ajoutant, par ailleurs, que les deux pays ont cette ambition d’être « des facilitateurs et des promoteurs de la coopération et de la paix dans nos régions ».

T. Benslimane