Métro et Tramway: Mobilisation d’un fonds supplémentaire pour le parachèvement des projets

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Depuis sa mise en service, il y a six ans, le métro d’Alger a transporté plus de « 120 millions de voyageur ». Le nombre est appelé à augmenter après l’achèvement des projets d’extension vers la Place des Martyrs, l’Aéroport Houari Boumedienne et Baraki, devant être mis en service début 2018.

Pour accélérer la cadence de réalisation de ces projets, et ceux du tramway, l’on annonce que l’Etat vient de dégager une enveloppe financière de « 4 milliards de dinars ».

S’exprimant, ce mardi, à l’émission « L’Invité de la rédaction » de la chaine III de la Radio nationale, le PDG de l’entreprise du Métro d’Alger, Omar Hadbi, explique que cette enveloppe est la deuxième tranche libérée par l’Etat. 6 milliards de dinars ont été alloués précédemment dans le même cadre.

La somme totale donc de 10 milliards de dinars aura servi parallèlement à l’achèvement des projets de « réhabilitation des téléphériques d’Annaba et Blida », d’ailleurs mis en service l’an dernier, la réalisation des lignes de « tramways d’Ouargla, de Sétif » ainsi qu’à finaliser les travaux d’extensions des lignes dans les wilayas de « Constantine et de Mostaganem ».

Parallèlement à ces fonds, l’invité de la radio rappelle que les pouvoirs publics ont précédemment opté pour « le partenariat public-Privé », mais reste toutefois la contrainte du contexte juridique, qui freine les investisseurs, ou partenaires, dans leur démarche. Notons que plusieurs textes sont en cours de préparation et attendent d’être libérés.

Outre cela intervient les retards dans les réalisations. Les projets tant du métro que du Tramway ont rencontré depuis leur début plusieurs difficultés ayant par moment engendré du retard dans la réalisation.

Lors de sa visite qui s’inscrit dans le cadre du suivi périodique sur le terrain des projets relevant de son secteur, le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, a insisté  sur « l’importance » d’accélérer la cadence et de « travailler selon le régime de permanence 24/24 » afin de livrer les projets dans les délais fixés.

Outre les réalisations attendues pour la fin de l’année en cours ou pour le début de 2018, l’invité de la Radio rappelle que le secteur des Transport a été touché par le gel d’un nombre de projets. Cet arrêt concerne entre autres projets tramways Annaba, Batna et les projets d’extension au niveau d’Oran et d’Alger. D’entre les projets qui ne verront peut-être jamais le jour, le métro aérien.

Qu’en est-il du métro aérien ?

Rappelons que pour désengorger la circulation routière et améliorer les  conditions de transport au niveau de la Capitale, l’on avait annoncé le lancement d’un nouveau projet.

Il s’agit en fait de la réalisation d’un métro aérien, un projet présenté en 2014, par l’ancien ministre des Transports, Amar Ghoul. L’on avait même désigné la société nationale, Cosider, pour se charger de la réalisation du projet, et ce, en partenariat avec des groupes français spécialistes des « systèmes de précontrainte et haubanage ».

Le projet futuriste devrait avoir une capacité de transport de « 500.000 voyageurs par jour de 6 heures à 23 heures », et réalisé avec une facture « réduite de 30% par rapport à un métro classique ».

Après trois années nous pouvons constater que le projet n’était en cette période, qu’une simple proposition devant être étudiée et qu’au final l’idée n’a pu être à ce jour, concrétisée et les perturbations de trafic sont toujours au rendez-vous.