Mouvement El-Bina: Accélération du processus du dialogue pour sortir de  la crise 

0
389

 

 Le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, a plaidé à Jijel pour l’accélération  du processus du dialogue pour faire « sortir l’Algérie de la crise qu’elle traverse ».

Lors d’une rencontre avec les cadres locaux et les sympathisants de sa  formation politique, organisée à la maison de la culture Rachid Bouneb, le responsable politique du Mouvement El-Bina a souligné que l’approche adoptée par son parti face à la situation politique actuelle est « la  bénédiction du Hirak ». Et d’ajouter : « le mouvement El Bina accompagne la commission de dialogue dirigée par Karim Younes, car il n’y a de solution à la crise actuelle que par le dialogue et la discussion autour d’une table pour trouver le moyen  idoine permettant de sortir de la crise au plus tard dans un délai d’un mois ». Evoquant les membres de l’actuelle commission de dialogue, Abdelkader Bengrina a indiqué que sa formation politique « ne conteste pas ses membres (…) et ne ménagera aucun effort pour les aider à mener à bien leur  mission à condition qu’ils agissent sans exclure aucune partie, exception faite pour ceux ayant appelé pour un 5ème mandat ». « La commission doit accélérer ses concertations et les conclusions qui sanctionneront sa mission seront son véritable test, dont notamment l’éviction du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales de  l’organisation de la prochaine élection présidentielle, et son travail doit être couronné d’une loi sur l’autorité nationale indépendante d’organisation des élections. » Pour Bengrina, « l’autorité nationale indépendante des élections, devant être composée d’assistants de la justice, d’avocats, d’huissiers de justice, de notaires, de représentants de la société civile et de l’élite  nationale, supervisera l’élection présidentielle depuis la révision des listes électorales jusqu’à l’annonce finale des résultats du vote et du président élu, et ce avec l’accompagnement de l’institution militaire qui veille sur la préservation des acquis du hirak ». Evoquant « la mauvaise gestion ayant marqué les 20 dernières années », le président du Mouvement El-Bina a soutenu « qu’en dépit des milliards  dépensés, le développement demeure en de ça des aspirations des populations des différentes wilayas du pays » ce qui soulève, a-t-il relevé, « des questionnements sur le sort de ces fonds ». Il a dans ce contexte souligné « la nécessité d’ouvrir, par les instances judiciaires, des dossiers sur la gestion dans les grandes entreprises publiques dont Sonatrach, ainsi que les entreprises créées en partenariat étranger », compte tenu, a-t-il affirmé, « des transferts importants de  devises étrangères par certains responsables et leurs proches ».