Niger: Le  gouvernement sollicite l’aide internationale en faveur de 1,6 million de  personnes en difficultés alimentaires

0
216

 Le gouvernement nigérien a appelé la communauté  internationale à fournir une aide de 648 millions de dollars pour répondre  aux besoins humanitaires de 1,6 million de personnes en difficultés  alimentaires cette année au Niger, a indiqué une source officielle à  Niamey.

   L’appel a été lancé par le Premier ministre nigérien Brigi Rafini au cours  de la cérémonie du lancement à Niamey du Plan de réponse humanitaire pour  le Niger 2019, en présence des partenaires techniques et financiers du  Niger et les agences humanitaires internationales.    « Pour répondre aux besoins humanitaires de 1,6 million de personnes  ciblées sur une population dans le besoin estimée à 2,3 millions, cette  année, la mise en œuvre de la réponse humanitaire globale nécessite la  mobilisation des ressources de l’ordre de 648 millions de dollars », a-t-il  déclaré.    Le Premier ministre a jugé ce Plan de réponse humanitaire particulièrement  important pour le Niger « dans un contexte marqué d’une part par la  persistance de l’insécurité à certaines de nos frontières, et dans le lit  du Lac Tchad, et d’autre part par la poursuite des mouvements de  populations dans certaines localités du fait de l’insécurité, dont les  conséquences se font sentir sur l’état nutritionnel des populations  notamment leur frange la plus vulnérable à savoir les femmes et les  enfants, avec de forts impacts négatifs sur l’éducation et la santé ».    M. Rafini a relevé que cette année encore, « les régions de Diffa, Tahoua  et Tillabéri seront au cœur des priorités du gouvernement, où la situation  humanitaire demeure encore une préoccupation de premier ordre au regard du  nombre des personnes qui sont dans le besoin, en dépit des progrès  significatifs enregistrés dans la lutte contre le terrorisme et la  criminalité transnationale organisée, au cours de l’année 2018 ».   A cela s’ajoutent les inondations enregistrées, ces derniers jours, dans  les localités riveraines du fleuve Niger accroissent la vulnérabilité des  populations et la fragilité de l’écosystème, a-t-il indiqué.    « Il y a donc urgence à agir pour secourir ces populations, et leur offrir  un environnement qui favorise leur résilience », a-t-il précisé, appelant à  une coordination effective et une complémentarité agissante entre les  différents intervenants de la chaîne humanitaire.    Pour sa part, la coordonnatrice humanitaire pour le Niger Mme Fatoumata  Bintou Djibo a également estimé qu' »une réponse humanitaire concertée et  coordonnée s’impose ».  « Derrière ces chiffres se cachent des vies humaines, surtout celles des  enfants, des femmes et des réfugiés qui payent le lourd tribut des conflits  intercommunautaires et de l’insécurité », a-t-elle souligné.    Le Niger est un grand pays sahélien enclavé dont près des deux-tiers sont  désertiques. Une large majorité de la population active est engagée dans le  secteur de l’agriculture, fortement dépendant de conditions climatiques  difficiles, comportant des périodes de sécheresses récurrentes, selon les  experts.