Omra: Les tarifs pourraient connaître une hausse à hauteur de 25 à 40 %

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Le Directeur de l’Office national du pèlerinage et de l’Omra (ONPO), Abderrezak Sebkak, a fait état, lundi, d’une éventuelle hausse de 25 et 40 % des coûts de l’Omra, cette saison.

Invité du programme matinal de la chaîne privée «Echourouk TV», Abderrezak  Sebkak a indiqué qu’«au regard des conditions liées au transport et à l’hébergement, dans le cadre des mesures prises contre la pandémie du nouveau coronavirus, une hausse des coûts de la Omra reste envisageable, la nouvelle saison, avec un taux de 25 à 40%».Toutefois, il a souligné que c’est pour l’heure «une éventualité» car «une baisse n’est pas totalement écartée en cas de recul de la demande, les prestataires saoudiens étant obligés alors de diminuer leurs tarifs». Au sujet de la date d’ouverture des inscriptions et des premiers vols, après l’annonce par le Royaume saoudien de la réouverture de la Omra aux non résidents à compter du 31 mars prochain, le Directeur de l’ONPO a expliqué que pour notre pays, la décision revient aux hautes autorités, seules habilitées à décider de l’ouverture de l’espace aérien aux dessertes de et vers l’Algérie. D’ici là, a-t-il ajouté, les préparatifs ont d’ores et déjà commencé au niveau de l’Office en prévision de la Omra de l’année 1442 de l’Hégire, à travers la finalisation des formalités administratives relatives à l’octroi des agréments aux agences de voyage concernées par l’organisation des vols Omra, dont le cahier des charges a été publié. À ce jour, 497 agences ont postulé pour cette saison, dont 349 ont été agréées, précisant que les autres dossiers sont en étude, sachant que 97 agences n’avaient jamais participé avant à cette opération. Les agréments accordés aux agences l’année dernière ont été automatiquement reconduits avec l’ajout d’un avenant relatif au protocole sanitaire, aussi bien en Algérie qu’en Arabie Saoudite, a fait savoir Abderrezak Sebkak assurant que «toutes les procédures administratives s’effectuent actuellement via le portail électronique de la Omra», que l’ONPO s’emploie à adopter officiellement comme dernier palier et passage obligatoire pour tous les opérateurs souhaitant participer à l’organisation des saisons de la Omra, y compris Saoudiens. Le Directeur de l’ONPO a souligné, cependant, que «jusqu’à l’annonce de la date des premiers vols de la Omra, il demeure interdit aux agences de voyage et de tourisme de faire la publicité dans ce sens (ni par réservations, ni par affichage de prix). Une commission de suivi existe au niveau de l’Office et en cas de manquements avérés, elle prendra des mesures disciplinaires contre les contrevenants pouvant aller jusqu’à la suspension de l’agrément. Par ailleurs, Sebkak a affirmé que la plupart des agences de tourisme agréées ont recouvré leurs droits conformément aux procédures légales en vigueur, après la suspension de la dernière saison de la Omra, et ce, après «une étroite coordination avec les différents partenaires et autorités compétentes du Royaume d’Arabie Saoudite, ainsi que les différentes compagnies aériennes opérant dans le domaine du transport de pèlerins en Algérie, à l’exception des agences conventionnées avec Air Algérie». Concernant la prochaine saison du Hadj, il a évoqué plusieurs hypothèses relatives aux procédures organisationnelles de la saison du Hadj 1422, notamment en ce qui concerne la situation sanitaire des pèlerins, ajoutant que les autorités saoudiennes devront trancher sur cette question en cas d’accomplissement de ce pilier de l’islam, annulé l’année dernière en raison de la propagation de l’épidémie du Covid-19.

D’habitude, l’organisation du Hadj est effectuée près de 8 mois à l’avance, mais actuellement les choses restent flous, notamment en ce qui concerne le quota de l’Algérie ou l’éventualité d’organiser un nouveau tirage au sort concernant la liste qui avait été arrêtée antérieurement. À ce propos, il a déclaré que «si la condition d’âge arrêtée les autorités saoudiennes pour la Omra (18 à 50 ans) est maintenue, le quota de l’Algérie ne dépassera pas les 8800 pèlerins. Néanmoins, l’ONPO demeure prêt à toutes les éventualités afin d’offrir les meilleures prestations aux pèlerins algériens. S’agissant des coûts du Hadj pour cette année, Sebkak a déclaré qu’ils seront «étudiés» même en cas d’augmentation au vu des conditions caractérisant l’organisation de ce rite religieux pour se conformer aux mesures de protection des pèlerins contre le Covid-19.

Hacène Amine