Palestine: Abbas : « Nous avons décidé de mettre fin aux accords signés avec Israël »

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Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré que « les dirigeants ont décidé de mettre un terme aux accords signés avec la partie israélienne et à la formation d’un comité chargé de le mettre en œuvre, conformément à la décision du Conseil central ».

« Nous ne céderons pas aux ordres et à l’imposition du fait accompli sur le terrain avec la force brutale, en particulier à Jérusalem, tout ce que l’Etat d’occupation fait est illégal et nul », a t-il souligné. Le Président a ajouté : « Nos mains ont été et sont toujours tendues vers une paix juste, globale et durable, nous n’acceptons pas de coexister avec l’occupation et nous n’accepterons pas non plus l’accord du siècle. La Palestine et Jérusalem ne sont ni à vendre ni à négocier, ce n’est pas une transaction immobilière ».Il a affirmé : « pas de paix, pas de sécurité, pas de stabilité dans notre région et dans le monde sans que notre peuple ne jouisse pleinement de ses droits et l’occupation s’effacera tôt ou tard et nous installerons notre futur État « .Le président a exprimé ses remerciements à tous les pays amis et frères du monde qui soutiennent le peuple palestinien et sa juste cause devant les instances internationales, mais nous voulons dit-il,  des mesures concrètes et la mise en œuvre des résolutions de l’ONU sur le terrain.

 

L’annonce d’Abbas est un pas en avant, à concrétiser, vers le bon chemin affirme Hamas

Le mouvement du Hamas a qualifié l’annonce du président de l’AP Mahmoud Abbas, de geler les accords conclus avec l’entité sioniste d’ « un pas vers le bon chemin », appelant à prendre des mesures urgentes pour le concrétiser. Le mouvement islamique a indiqué que ce pas intervient parallèlement avec les obligations de ces moments difficiles que traverse la cause palestinienne, il intervient aussi pour corriger les déviations politiques qui ont mené a cette situation. Le Hamas a tenu à rappeler que le peuple palestinien attend désormais des mesures concrètes et un plan d’action pour traduire ces décisions. La première étape, selon le Hamas, est de former un gouvernement d’union nationale, d’arrêter la coopération sécuritaire avec l’occupant israélien, de libérer tous les détenus politiques, de convoquer le cadre dirigeant temporaire pour étudier les formes de coordination du travail commun ainsi que l’adoption d’une stratégie fondée sur le principe de la résistance pour contrer le deal du siècle et pour protéger le peuple palestinien des crimes perpétués par l’occupation israélienne. Rappelons que Mahmoud Abbas a déclaré hier soir que l’AP a décidé de geler l’application des accords signés avec l’occupant israélien et de former, conformément à la décision du Conseil Central, un comité pour l’exécution de cette décision. « Nous ne nous inclinerons pas aux diktats ni a l’imposition par la force d’un nouveau statu quo notamment dans la ville d’al-Quds », avait assuré Abbas.

56 blessés parmi les manifestants de la marche du retour

56 palestiniens sont blessés ce vendredi soir alors qu’ils manifestaient pacifiquement contre le blocus imposé à la bande et pour réclamer le droit du retour à leurs terres occupées. Lors de cette 68ème semaine baptisée « Vendredi des réfugiés au Liban », des milliers de jeunes Palestiniens ont été les cibles des balles réelles et des bombes lacrymogènes et sonores des soldats d’occupation israélienne. Le ministère de la santé palestinien a indiqué que ses équipes ont secouru 68 blessés dont 38 par balles réelles, 22 enfants et 3 femmes étaient parmi les blessés, même l’ambulance n’a pas été épargnée des tirs des balles en caoutchouc des soldats d’occupation au nord de la ville de Gaza.  Les Palestiniens participaient depuis le 30 mars 2018 dans des manifestations pacifiques près du siège raciste séparant la bande de Gaza des territoires palestiniens occupés en 1948. Le recours des excessif à la force par les soldats d’occupation israéliens à fait jusqu’à maintenant 319 martyrs (les israéliens gardent encore le corps de 11 martyrs) alors que le nombre de blessés a atteint 31 milles palestiniens dont 500 dans un état critique.

Un Palestinien tué par des tirs israéliens lors d’affrontements à la frontière

Un Palestinien a été tué ce vendredi par des tirs israéliens lors d’affrontements à la frontière entre Gaza et Israël, a annoncé le ministère de la Santé de l’enclave palestinienne gérée par le groupe Hamas.Ahmed Qura, un Palestinien de 23 ans, est mort « des suites des blessures reçues lors de tirs des forces d’occupation israéliennes à l’est de Khan Younès » au cours de manifestations près de la frontière, a indiqué le ministère dans un communiqué. La même source précise que le jeune homme a été touché à l’estomac pendant une manifestation le long de la frontière à l’est de Khan Younès, dans le sud de Gaza.

Apaisement ces derniers mois

Depuis fin mars 2018, les Palestiniens de Gaza se rassemblent le long de la barrière lourdement surveillée qui les sépare d’Israël afin de protester contre le blocus imposé par l’Etat hébreu pour contenir le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans l’enclave. Ils réclament aussi le droit de revenir sur les terres dont leurs ancêtres ont été chassés ou qu’ils ont fuies lors de la création d’Israël en 1948.Depuis mars 2018, au moins 296 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens à Gaza, pour la grande majorité lors des heurts qui accompagnent les rassemblements le long de la frontière. D’autres sont morts dans des frappes israéliennes en représailles à des actes hostiles en provenance de l’enclave. Sept Israéliens ont également été tués.Les manifestations se sont apaisées ces derniers mois et la mort d’Ahmed Qura est la première depuis des semaines. Trente-huit Palestiniens ont aussi été blessés par des tirs ce vendredi, selon le ministère de la Santé.

L’Indonésie condamne la démolition de maisons palestiniennes à Jérusalem par les autorités d’occupation

Le gouvernement indonésien a condamné, jeudi, la démolition par Israël de maisons palestiniennes dans la ville occupée de Jérusalem.

 

Dans une déclaration publiée par le ministère des Affaires étrangères, l’Indonésie demande à « Israël » de mettre fin à ces pratiques dès que possible. La déclaration ajoute que les pratiques israéliennes violentes les lois internationales et les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a aussi signalé le creusement d’un tunnel sous la mosquée Al-Aqsa, le mois dernier, et a souligné que ces pratiques menaçaient le chemin de la paix dans la région. Depuis lundi matin, des bulldozers israéliens ont démoli plusieurs bâtiments à la fois à Wadi al-Homs, dans le quartier de Sur Bahir, au sud de Jérusalem, après l’évacuation des résidents. Il convient de noter que les bâtiments démolis sont situés dans une zone de l’Autorité palestinienne et qu’ils ont obtenu un permis de construire du Ministère palestinien du gouvernement local. Jeudi, la Haute Cour de justice a accepté la décision de la démolition et a rejeté une requête déposée par les propriétaires contre la démolition.Dimanche, les forces d’occupation israéliennes ont démoli 12 bâtiments, dont plus de 70 logements, au motif qu’ils avaient été construits près du mur de séparation érigé par les autorités d’occupation israéliennes pour séparer les territoires palestiniens occupés en 1948 de la Cisjordanie.

La France interdit de hisser les drapeaux israéliens pour le match de Maccabi Haifa à Strasbourg

Strasbourg accueille le Maccabi Haïfa pour le 2e tour préliminaire de la Ligue Europa, qui débute ce soir, jeudi, à 20h45. Des instructions de la police française de Strasbourg avant le match de football ont été données aux habitants et fans de Maccabi Haifa, comme l’interdiction d’utiliser des drapeaux israéliens. « Nos joueurs ont reçu un certain nombre de directives et d’instructions de la part de l’équipe de sécurité, craignant d’être confrontés et blessés »,  ont rapporté les médias hébreux. Ils ont poursuivi: « Non seulement les joueurs du club et le personnel professionnel sont-ils prudents par crainte pour leur sécurité, mais également les nombreux supporters qui sont venus les soutenir ». La police de Strasbourg a donné des instructions aux supporters israéliens de se promener sur des lieux spécifiques ainsi qu’au nombre maximum de 600. Les médias hébreux ont rapporté qu’il y aura l’interdiction de lever le drapeau israélien dans les stades et dans toute la ville.  » Les manifestations appelant au boycott d’Israël sont approuvées au nom de la liberté d’expression, mais les autorités interdisent aux fans de Maccabi Haifa de hisser le drapeau israélien « , a déclaré Aliza Ben Nun, ambassadrice d’Israël. Dans le même temps, sur Israël, Hayom, il a été révélé que les résidents français avaient attaqué violemment trois fans de Haïfa dans un restaurant. Les trois hommes sont partis sans aucun signe israélien, ni de l’équipe de Haïfa, et pourtant, une fois identifiés comme Israéliens, ils ont subi des coups violents sous la forme de poings, de jets de chaises et de tout ce qui leur tombait sous la main, juste parce qu’ils étaient Israéliens, ce qu’avait été désigné comme antisémitisme, selon les allégations israélienn