Palestine:  La violation quotidienne des Accords de paix par Israël  n’exclut plus la confrontation 

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Les agressions, les arrestations et la démolition quotidienne des habitations  des palestiniennes par les forces d’occupation israéliennes ,ainsi que la violations  israéliennes contre les Lieux Saints, notamment les Mosquées Al-Aqsa et d’Al-Ibrahimi, poussent les dirigeants palestiniens  à s’interroger sur l’arrêt éventuel des accords signés avec l’occupant israélienpour non respect de ses engagements par Israel. Le membre du Comité palestinien chargé de  mettre fin aux accords avec l’occupant israélien, Bassam Salhi, a déclaré, dimanche, que les mesures qui vont être prises ne nuiront pas aux Palestiniens. 

« Le travail du comité pour mettre fin au respect des accords (avec Israël)  sera mis en úuvre avec des étapes soigneusement étudiées », a déclaré M. Salhi, également membre du comité exécutif de l’Organisation de libération  de la Palestine (OLP), à la station de radio officielle Voice of Palestine.  

 « Le comité traitera les questions d’une manière qui évite tout  préjudice direct aux Palestiniens », a-t-il ajouté.  

La stratégie palestinienne est basée sur « la confrontation de l’occupation  en mettant l’accent sur la résistance populaire et la ténacité des Palestiniens et en travaillant à mettre fin à la division une fois pour  toutes », a noté le responsable palestinien. La veille, l’agence de presse palestinienne WAFA avait indiqué que le comité nommé par le président palestinien, Mahmoud Abbas, pour mettre fin  

aux accords avec l’occupant Israélien devait tenir une réunion pour définir  les mécanismes de mise en œuvre de la décision.    

Le mois dernier, M. Abbas a déclaré que les dirigeants palestiniens  avaient décidé de cesser de respecter les accords signés entre l’OLP et  I’occupant sioniste à la suite de la démolition massive de maisons dans la  ville de Sur Baher à El-Qods-Est, la première action de ce type dans la zone (A) qui devrait être sous contrôle palestinien conformément aux  accords intérimaires d’Oslo de 1993.

Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la bande de Gaza

L’Accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza, également connu sous le nom d’ Accord intérimaire israélo-palestinien ou Accord de Taba ou parfois Oslo II a été signé, entre Yitzhak Rabin, Premier ministre d’Israël et Yasser Arafat, Président de l’OLP. La signature a eu lieu une première fois à Taba le 24 septembre 1995 puis de nouveau à Washington le 28 septembre 1995, en présence des représentants russes, américains, européens, égyptiens, jordaniens et norvégiens.

L’accord précise d’abord les compétences et les modalités d’élections d’un Conseil législatif palestinien, dont les quatre-vingts membres sont effectivement élus en janvier 1996, tout comme le Président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, qui renforce ainsi sa légitimité.

Par ailleurs, la dynamique amorcée avec le transfert de la bande de Gaza et de Jéricho est complétée d’un retrait militaire israélien des villes et villages palestiniens ainsi que des terres domaniales rattachées. Avec ces retraits, la Cisjordanie est morcelée en zones de plusieurs types :

Les zones A (environ 18 % de la superficie), sous contrôle civil et sécuritaire palestinien, comprennent les grandes villes palestiniennes déjà mentionnées dans les Accords d’Oslo: Jénine, Tulkarem, Naplouse, Qalqilya, Ramallah, Bethléem et Jéricho (phase de 1995)2.

Les zones B (environ 21-22 % de la superficie3,4,5,6,7), sous régime mixte, avec un contrôle sécuritaire conjoint, comprennent les villages palestiniens et diverses portions du territoire cisjordanien (phase de 1995).

Les zones C (environ 60-61 % de la superficie)4,5,8, entièrement sous contrôle israélien (colonies, installations militaires, vallée du Jourdain, terres domaniales) et qui, à l’exception des colonies — dont le sort dépendra des négociations finales, doit donner lieu à des retraits successifs dans les dix huit mois à compter de la prise de fonction du Conseil, soit d’ici octobre 1997 (phase de 1995)

Depuis le début de l’année 1997, le Protocole d’Hébron divise la ville de Hébron en deux zones : H1, sous contrôle palestinien recouvre l’essentiel de la ville, et H2 représente la bordure orientale de la cité (où vivent environ 30 000 Palestiniens) qui comprend une communauté de 600 à 800 colons israéliens près du centre-ville.