Palestine: le président Abbas espère rencontrer Vladimir Poutine à la  mi-juin

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Le président palestinien,  Mahmoud Abbas, devrait tenir une réunion bilatérale avec le président  russe, Vladimir Poutine, en marge de la réunion sur la coopération et les  mesures de confiance en Asie prévue le 15 juin à Douchanbé (Tadjikistan), a  déclaré le ministre des Affaires étrangères de la Palestine, Riyad al-Maliki cité par l’agence russe Tass.

« J’espère que la rencontre entre le président Poutine et son homologue  palestinien Mahmoud Abbas se produira le mois prochain au Tadjikistan, où  se tiendra un sommet sur la coopération et les mesures de confiance en Asie », a indiqué le chef de la diplomatie palestinienne, selon la même  source.

« Le président Poutine devra participer à la conférence sur la coopération  et les mesures de confiance en Asie. Notre président sera également présent. Nous travaillons à l’organisation de leur réunion pendant le  sommet », a fait savoir encore M. al-Maliki. Pour l’instant, le Kremlin n’a pas encore annoncé officiellement que le président Poutine envisage de rencontrer Abbas à Douchanbé.

En attendant sa confirmation, Riyad al-Maliki a rappelé que sa dernière  rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov,  avait eu lieu il y a deux semaines en marge du Forum de coopération russo-arabe.  

« Nous avons discuté de la situation en Palestine, de la position  israélienne sur les soi-disant territoires occupés et de l’accord attendu  du siècle (la proposition des Etats-Unis sur le règlement israélo-palestinien) », a précisé, en outre, le ministre des Affaires  étrangères.

A l’occasion, Sergueï Lavrov avait affirmé que la partie russe ne  reconnaîtrait pas « l’accord du siècle » au cas où il violerait les accords  multilatéraux conclus antérieurement, a souligné le ministre palestinien. « Les dirigeants russes ont expliqué que leur position sur la question  palestinienne respectait celle exprimée par l’ONU, à travers les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale, et appellent les autres Etats à les respecter », a relevé d’autre part M. al-Maliki

Plus d’un million de Palestiniens risquent de mourir de faim d’ici  juin

L’Office de secours et de  travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le  Moyen-Orient (UNRWA) a besoin d’un financement supplémentaire de 60  millions de dollars, sans lequel plus d’un million de Palestiniens vivant à  Ghaza risquent de ne pas avoir assez de nourriture en juin, ont rapporté mardi des médias locaux. Selon un communiqué publié sur le site officiel de l’ONU, l’agence des  Nations Unies chargée d’assister les réfugiés palestiniens a lancé un appel aux donateurs internationaux pour apporter un soutien financier supplémentaire afin qu’elle puisse répondre aux besoins exprimés par les  populations établies dans l’enclave, ont ajouté les mêmes sources.

Sans ce financement, l’UNRWA aura de grandes difficultés à fournir de la  nourriture à plus de la moitié de la population de Ghaza qui se trouve dans  une situation de pauvreté et lutte contre l’insécurité alimentaire, a souligné également le communiqué.    En 2000, moins de 80.000 réfugiés de Palestine recevait une aide humanitaire de l’UNRWA à Ghaza. Après 19 ans, ils sont plus d’un million à  avoir besoin d’une aide alimentaire d’urgence sans laquelle ils ne peuvent vivre. « Un chiffre multiplié par 10 en raison du blocus israélien qui a conduit à  la fermeture de Ghaza et son impact désastreux sur l’économie locale, les conflits successifs qui ont rasé des quartiers et des infrastructures publiques « , a précisé dans ce sillage le directeur des opérations de  l’UNRWA dans la bande de Ghaza, Matthias Schmale.

L’UNRWA est essentiellement financé par des contributions volontaires et  l’appui financier dont il dispose a été dépassé par la croissance des besoins, a fait savoir, en outre, M. Schmale.   Depuis le 30 mars 2018, les Palestiniens participent à des marches pacifiques près de la barrière érigée par l’occupant israélien, séparant la  bande de Ghaza des territoires palestiniens occupés en 1948 pour réclamer la levée de l’embargo et pour exiger le retour des réfugiés vivant dans la  bande dans leurs villes et villages occupées en 1948 par Israël. Face à ces manifestations, les forces d’occupation ont réagi par la répression et des tirs tuant plus de 310 Palestiniens et blessant plus de  31 000 autres.