Palestine: Le volet économique de ‘’ L’accord du siècle ’’du plan américain sera dévoilé le 25 juin

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Un « atelier » économique les 25 et 26 juin doit avoir lieu à Manama dans le cadre du plan de paix que Donald Trump entend proposer aux Israéliens et aux Palestiniens. Aucun Palestinien n’y participera, ont réagi ce lundi les dirigeants palestiniens.

Faute d’avoir été consultés au préalable sur le sujet, les dirigeants palestiniens ne participeront pas à la conférence économique que les États-Unis ont décidé d’organiser le mois prochain à Bahreïn pour stimuler les investissements dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

L’administration américaine a annoncé la tenue d’un « atelier » économique les 25 et 26 juin à Manama, première étape du plan de paix que Donald Trump entend proposer aux Israéliens et aux Palestiniens. Les dirigeants palestiniens ont décidé de rompre tout dialogue avec l’administration Trump depuis que ce dernier a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël en 2017.

« Aucun Palestinien ne participera à l’atelier de Manama », a réagi ce lundi 20 mai le ministre du Développement social, Ahmed Majdalani, qui est aussi membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). « Tout Palestinien qui y participerait ne serait rien d’autre qu’un collaborateur des Américains et d’Israël », a-t-il déclaré.

Le gouvernement palestinien n’a pas été consulté 

Le Premier ministre palestinien, Mohamed Chtayyed, avait auparavant déploré que les États-Unis n’aient même pas pris la peine d’informer l’Autorité palestinienne de cette initiative. « Le gouvernement n’a pas été consulté concernant cet atelier, ni sur son contenu, ni sur son objectif ou son calendrier », a-t-il dit.

Selon des responsables américains, des responsables et des dirigeants d’entreprises venus d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient, ainsi que certains ministres des Finances, seront présents à cette réunion.

Mohamed Chtayyed a renouvelé lundi la demande d’une solution à deux États incluant un contrôle complet des Palestiniens sur la Cisjordanie, sur la bande de Gaza administrée par le Hamas et sur Jérusalem-Est.

Le gouvernement israélien estime que Jérusalem est sa capitale indivisible et envisage de déclarer sa souveraineté sur les colonies de peuplement en Cisjordanie. Le plan, toujours secret, est mené depuis deux ans par Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.

 

« La crise financière dans laquelle vit aujourd’hui l’Autorité palestinienne est le résultat de la guerre financière menée contre nous pour obtenir des concessions politiques, a commenté Mohamed Chtayyed. Nous ne nous soumettrons pas à un chantage et nous ne vendrons pas nos droits politiques. »

La maison blanche a annoncé dimanche l’organisation d’une conférence économique, à Bahreïn fin juin, destinée à encourager les investissements en zone palestinienne. Première partie du plan de paix américain au Proche-Orient.

Les États-Unis organiseront un « atelier » économique à Bahreïn fin juin pour encourager les investissements dans les zones palestiniennes, a annoncé dimanche la Maison Blanche.

Il s’agit de la première partie du plan de paix global pour le Proche-Orient que doit annoncer Donald Trump, indique la présidence américaine.

La conférence, qui se tiendra du 25 au 26 juin à Manama, la capitale du royaume de Bahreïn, réunira des représentants du monde politique et du monde des affaires pour lancer la partie économique de l’initiative de paix américaine, précise le communiqué de la Maison blanche.

 L’accord du siècle » selon Trump

« Nous espérons que cela permettra aux habitants de la région de voir quelles pourraient être les opportunités économiques si nous pouvions résoudre les problèmes politiques qui ont longtemps tenu la région en retrait », a déclaré un responsable de l’administration Trump.

L’équipe de Donald Trump pour le Proche-Orient, dirigée par son gendre Jared Kushner et l’émissaire régional Jason Greenblatt, semble vouloir aborder le problème par le biais économique, malgré le scepticisme des experts, quitte à déployer le volet politique ultérieurement.

Des responsables américains avaient fait savoir que le plan de paix pourrait être présenté après le mois du jeûne de ramadan, qui se termine début juin.