Palestine: Washington va surseoir à la présention de son plan de paix

0
90
West side view of the United States Capitol building.

 

L’administration américaine compte reporter  la présentation du volet politique de son plan de paix au Moyen Orient,  prévue initialement en juin, jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement  israélien, a indiqué l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Jason Greenblatt.

« Nous voulons rendre public le plan politique quand il aura meilleure  chance d’aider toutes les parties impliquées à atteindre un avenir meilleur, quand il aura plus de chance d’aboutir « , a indiqué l’émissaire américain dans une tribune publiée dimanche par CNN. « Nous savons qu’il n’y a pas de moment parfait, et nous ne prétendons pas  que les élections israéliennes n’auront aucune incidence sur le timing « , a reconnu Greenblatt, dont l’administration s’apprête à révéler le volet économique de l’accord fin juin lors d’une conférence à Bahreïn.

Selon des sources proches de la Maison Blanche, citées par CNN,  l’administration américaine ne veut pas que le volet politique de l’accord  devienne problématique pour les élections israéliennes. La présentation de ce volet a été reportée à Novembre jusqu’a la formation  d’un nouveau gouvernement israélien, a indiqué le site Axios, citant Jason Greenblatt qui sÆest exprimé dimanche lors d’une conférence à New York. La Maison Blanche maintient toujours sa décision de dévoiler les détails  économiques de son plan mais des doutes persistent sur sa volonté de partager à Bahreïn le volet économique dans sa totalité.

Le négociateur en chef de l’autorité palestinienne, Saeb Erekat, a appelé  tous les pays à ne pas participer à cette conférence, affirmant que sans la  participation des Palestiniens la rencontre échouera certainement. Erekat a indiqué qu’’il s’agissait d’une  » position palestinienne  collective  » précisant que l’Autorité palestinienne n’enverrait aucun représentant d’aucune sorte pour parler en son nom.

Le plan de paix américain est  » inexécutable », a reconnu dernièrement le  chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo lors d’une rencontre avec des  dirigeants juifs à New York, affirmant que lÆidée courante, selon laquelle, « l’accord de paix sera en faveur d’Israël était vraie ».

A Washington, les sénateurs Lindsay Graham et Chris Van Hollen s’apprêtent  à présenter au Congrès une résolution symbolique pour soutenir une solution à deux Etats au Moyen-Orient.

Le républicain Lindsay Graham qui préside le sous-comité du budget en  charge de l’aide étrangère, a affirmé qu’il n’allait pas renoncer à son  projet d’introduire une résolution soutenant une solution à deux Etats malgré les pressions exercées par Israël .