Pandémie: une publicité « trompeuse » de Ryanair interdite au Royaume-Uni 

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La compagnie aérienne Ryanair a décidé d’arrêter une campagne publicitaire encourageant les Britanniques à sauter dans un avion une fois vaccinés, ce qui pourrait entraîner des comportements « irresponsables » rapportent mercredi des médias, citant le régulateur qui a ordonné son retrait.

L’autorité britannique de régulation de la publicité (ASA) indique avoir reçu 2.370 plaintes sur la publicité diffusée depuis fin décembre à la télévision. Il s’agit d’un chiffre énorme puisque c’est la troisième publicité la plus critiquée auprès de l’ASA de tous les temps. La publicité a été diffusée d’abord entre le 26 décembre et le 3 janvier, puis à partir du 4 janvier sous la même forme mais en communiquant sur des tarifs différents. La campagne poussait les Britanniques à réserver un vol pour Pâques et l’été une fois qu’ils auraient reçu le vaccin, avec le message « jab and go », littéralement « vaccinés, partez », tout en montrant des jeunes gens profitant de leurs vacances. Les plaintes ont porté sur le fait que la publicité faisait comme s’il était déjà certain de pouvoir voyager sans restrictions à l’été. L’ASA a estimé que face à une situation « complexe et en constante évolution », les annonceurs devaient faire preuve de « prudence ».

« Nous avons dit à Ryanair de s’assurer que leurs publicités ne trompent pas ceux qui les visionnent à propos de l’impact des vaccins contre la Covid-19 sur la capacité de voyager et n’encouragent pas de comportements irresponsables », selon le régulateur. Ryanair « est en désaccord (mais va s’y conformer) avec la décision sans fondement de l’ASA », a réagi la compagnie aérienne. Cette dernière affirme que sa publicité « est à la fois factuelle et juste » en faisant la promotion de réservations tout en partant du principe que les vaccins arrivent pour Pâques et l’été, « ce qui est exactement ce que le Premier ministre Boris Johnson a confirmé ». L’ASA avait interdit début 2020 des publicités diffusées par le transporteur à bas coût en septembre 2019 et jugées trompeuses sur les émissions de CO2.