Partenariat: Des conventions entre le CNES et des agences onusiennes en Algérie signées prochainement

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Le président du Conseil national économique et social (CNES), Réda Tir, a annoncé, mardi à partir de Tipasa, la signature «prochaine» de conventions de partenariat entre le CNES et des agences onusiennes en Algérie.

Ces conventions, attendues à la signature dans les prochaines semaines, sont inscrites au titre de la nouvelle orientation de l’Algérie visant la promotion de la diplomatie économique», a-t-il indiqué, en marge d’une journée d’études sur la «prévention sanitaire», organisée par le CNES à l’Ecole supérieure de management de Koléa. Après avoir signalé la signature dernièrement d’une convention avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), il a fait part d’autres conventions attendues à la signature avec la totalité des agences onusiennes représentées en Algérie «dans le but du renforcement de la coopération et d’échange d’expertise». À son tour, le Coordonnateur résident de l’ONU en Algérie, Eric Overvest, a exprimé sa joie d’avoir pris part à cette conférence, considérée par lui, comme le «fruit du premier partenariat entre l’ONU et le CNES». Il a, également, émis son souhait de «consacrer un véritable partenariat entre les différentes agences onusiennes représentées en Algérie et le CNES», tout en exprimant la «disponibilité» de l’ONU à «soutenir les efforts de l’Algérie pour consacrer un développement durable». S’agissant de la pandémie du Covid-19, Eric Overvest a souligné que l’ONU «soutient les efforts de solidarité internationale et de partenariat pour faire face à la propagation de ce virus, qui a envahi le monde depuis des mois, et a impacté sur les systèmes sanitaires, tout en paralysant l’activité économique et commerciale». Il a, en outre, souligné l’impératif de la «prévention, de la sensibilisation, et de l’implication des peuples de la planète, dans la lutte contre cette pandémie, dans l’attente d’un vaccin efficace, qui devra être une propriété mondiale». A noter que le Conseil national économique et social (CNES) a organisé la première journée d’études sur le comportement de l’individu algérien face à la pandémie du Covid-19, avec la participation du représentant de l’ONU en Algérie, de la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du président de la cellule opérationnelle d’investigation et de suivi des enquêtes épidémiologiques, Mohamed Belhocine, et d’un nombre de spécialistes en médecine et psychologie.

Réda Tir souligne l’importance de l’aspect humain dans l’élaboration des politiques générales Le président du Conseil national économique et social (CNES), Réda Tir, a également  affirmé l’impératif de conférer davantage d’intérêt à l’aspect humain dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques, et partant lutter contre les aspects négatifs dans le comportement des individus. «L’aspect humain est doté d’un rôle essentiel dans l’élaboration des politiques publiques, à travers la présentation au Gouvernement de propositions et recommandations relatives au comportement du citoyen, et son implication dans les décisions et initiatives prises dans différents domaines», a indiqué M. Tir, à l’ouverture d’une conférence sur la «prévention sanitaire». M. Tir a estimé, à ce propos, que l’«échec» des politiques publiques dans le passé est dû à «la prise des décisions de façon bureaucratique et technique, ne prenant pas en compte les aspects social et humain». Ce qui, selon lui, a eu pour résultat «de pousser les membres de la société (en dépit de leur différence de pensée et de mode de vie) à adopter des comportements négatifs». D’ou l’utilité de la création, par le CNES, d’un groupe de réflexion dit de l’approche comportementale (une science apparue depuis 2010 en Grande-Bretagne). Le groupe, formé d’experts et spécialistes de haut niveau, s’attelle à l’analyse du comportement de l’individu algérien, pour présenter au Gouvernement des recommandations susceptibles d’apporter une cohésion avec les objectifs fixés pour chaque décision. Ce groupe de réflexion, qui a initié cette première conférence sur la prévention sanitaire, englobe des experts dans différents domaines, dont l’anthropologie, la sociologie et la psychologie, est-il noté. Ils ont pour tâche de débattre de différents sujets en relation avec la vie du citoyen, à l’image du thème de cette conférence d’aujourd’hui, qui est la prévention sanitaire, et son rôle dans la lutte contre le Covid-19. Selon M. Tir, ce groupe de réflexion a programmé à l’examen une trentaine de thèmes en relation avec différents aspects de vie du citoyen algérien, dont la santé, le logement, et les ressources en eau. L’élaboration de politiques publiques efficientes nécessite «une meilleure compréhension du comportement humain, en vue d’un changement comportemental répondant à une vision scientifique». «Un énorme travail reste à faire, mais il existe une possibilité de consacrer davantage d’efforts pour appliquer les visions comportementales, en vue d’aider à la conception de politiques générales et leur application de façon efficiente.» Il a cité parmi les objectifs fixés par le groupe de réflexion comportementale, l’examen des applications des visions comportementales, des pratiques officielles organisant les entreprises publiques. Le Conseil national économique et social (CNES) a organisé la première journée d’études sur le comportement de l’individu algérien face à la pandémie du Covid-19, avec la participation du représentant de l’ONU en Algérie, de la représentante de l’Organisation mondiale de la sante (OMS), du président de la Cellule opérationnelle d’investigation et de suivi des enquêtes épidémiologiques, et d’un nombre de spécialistes en médecine et psychologie.

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