Parti de la liberté et de la justice (PLJ): Mohamed Saïd: « On ne peut pas aller vers des élections avec Bensalah et Bedoui »

0
262

 

Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) a estimé que le maintien de Abdelkader Bensalah à la tête de l’Etat et le gouvernement Bedoui, nommé par des forces extraconstitutionnelles- destituées par le mouvement populaire- est en contradiction flagrante avec l’adoption par les leaders de l’Armée nationale populaire (ANP) des revendications du peuple et son engagement à l’accompagner jusqu’à leur satisfaction.

Le PLJ a mis l’accent, dans un communiqué sanctionnant la réunion de son bureau national en session ordinaire présidée par Mohamed Saïd, sur la nécessité d’éviter de faire dans l’amalgame en ce qui concerne les priorités de lutter contre la corruption, traquer les corrupteurs et les déférer devant la justice pour assainir la société de l’influence de l’argent sale et faire barrage à une éventuelle infiltration dans les appareils de l’Etat et le processus du changement radical du système et ses figures, les mécanismes de gouvernance, ses pratiques et ses mentalités. Dans son communiqué dont une copie est parvenue à notre rédaction, la formation de Mohamed Saïd a rappelé que la lutte contre la corruption bien qu’elle soit extrêmement importante ne devrait pas nous éloigner de la revendication principale exprimée par le hirak, à savoir le départ des figures du système politique en place. Pour ce parti, le fait d’insister sur la tenue des élections présidentielles du 4 juillet en dépit d’un rejet politique et populaire ignoré par le chef de l’Etat dans son deuxième discours à la Nation renseigne, selon lui, de l’existence d’une volonté claire de contourner la principal revendication populaire exprimée par des marches qui drainent hebdomadairement des millions de manifestants à travers l’ensemble du territoire national. De l’avis de ce parti, tout dialogue sincère devant déboucher sur une solution consensuelle à la crise actuelle doit inéluctablement impliquer l’institution militaire en sa qualité d’acteur efficace qui aidera les forces politiques, sociales et patriotiques à mettre en place une feuille de route que cette dernière devrait garantir son application jusqu’à l’élection d’un nouveau Président dans un cadre démocratique et transparent. Le communiqué a ajouté qu’en plus de saluer le souci de l’Armée quant à l’attachement à la Constitution comme unique cadre devant éviter un vide institutionnel au-delà du 4 juillet, le PLJ appelle également l’institution militaire à faire preuve de plus de réalisme vis-à-vis de son approche au plan politique visant à appuyer la confiance et le contact entre le peuple et son armée et éviter au pays une situation complexe qui pourrait éventuellement mettre le peuple et le leadership de l’Armée en positions diamétralement opposées et conduire le pays vers l’inconnu.

Moussa O