Pétrole : Les prix ont terminé la semaine en hausse

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Le prix du panier de référence du brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s‘est établi à 72,15 dollars, a indiqué  cette Organisation sur son site web.

Mercredi, le prix du panier de référence du brut de l’Opep était de 74,40 dollars, a précisé la même source. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre  a augmenté de 88 cents par rapport à la clôture de jeudi et a donc clôturé la journée à « 75,33 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres ». Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat d’août a gagné 68 cents et clôturé la journée à 70,33 dollars. Pour ce qui est du Brent, l’on estime qu’il a accusé sa plus lourde chute en deux ans et demi et le WTI en un an. Cette hausse perçue la semaine dernière risque de perdurer. Les analystes restent en effet persuadés que les prix de l’or noir vont grimper à moyen terme. De même pour la production. Du moins d’après ce qu’a déclaré vendredi, le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak, cité par des agences russes. Le diplomate a affirmé que  « l’Opep et ses dix partenaires pourraient augmenter leur production de plus d’un million de barils », tandis qu’il jugera les prix de « volatils », reflétant « les déclarations sur les guerres commerciales ». Dans son dernier rapport mensuel, l’Opep s’attend à ce que la croissance de la consommation mondiale de pétrole ralentisse en 2019, tandis que l’offre d’or noir connaitra une progresse au même rythme que 2018. L’Organisation a par ailleurs tablé sur une hausse de « 1,45 million de barils par jour (mbj) de la consommation de brut en 2019, contre une progression de 1,65 mbj cette année, à 98,85 mbj ». Toutefois, l’organisation s’attend à une moindre croissance des pétroles de schiste aux Etats-Unis à partir du second semestre 2018 et en 2019, du fait de « contraintes pour transporter la production du bassin Permien (qui couvre une zone allant du Texas au Nouveau-Mexique) ». Pour rappel, l’Organisation avait accepté, pour la première fois depuis 2008, d’ajuster sa production de « 1,2 million de barils par jour (Mb/ j) » afin de stabiliser le marché mondial de l’or noir. Des pays producteurs non membres de l’Opep, dont la Russie, avaient jointcet accord en réduisant leur production totale de 600.000 b/j. Cet accord Opep-non Opep a été prolongé jusqu’à fin 2018 lors de la réunion de tenue en novembre 2017.  Par ailleurs, les 24 pays producteurs Opep et non Opep, ont convenu le 23 juin dernier à Vienne de limiter à « 100% leur niveau de respect des engagements pris dans le cadre de l’accord ». Ce dernier visant le retrait  du marché pétrolier, « 1,8 millions de barils/jour ». Soit « 1,2 millions barils/jour pour les membres de l’Opep, 0,6 million barils/jours pour les producteurs hors Opep ».

Amel.D/Ag