Pétrole: Les prix portés par l’espoir d’une reprise de la demande et les efforts de l’Opep

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A picture taken on December 14, 2017 shows the Bin Omar natural gas facility, part of the Basra Gas Company, north of the southern Iraqi port of Basra. / AFP PHOTO / HAIDAR MOHAMMED ALI

Les cours de pétrole commencent à s’améliorer, portés par l’espoir d’une reprise graduelle de la demande et d’un impact positif de l’entrée en vigueur de l’accord de l’Opep+  portant sur une baisse de production de près de 10 millions barils/jour depuis le 1er mai.

Le prix du panier de 14 pétroles bruts (ORB), qui sert de référence à l’Opep s’est établi mardi à 21,44 dollars, selon les données du secrétariat de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole publiées, hier, sur son site web. Ce panier de référence de pétrole brut de l’Opep introduit en 2005, a débuté la semaine à 18,36 dollars. Il comprend le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djen (Congo), Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale), Rabi light (Gabon), Iran Heavy (Iran), Basra Light (Irak), Kuwait Export   (Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela)». Le même jour, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, coté à Londres, a clôturé la séance en hausse de près de 14% ou 3,77 dollars, à 30,97 dollars. Hier  le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 31,47 dollars à Londres, en hausse de 1,61% par rapport à la clôture de mardi, tandis qu’a New York, le baril américain de WTI pour juin gagnait 2,81%, à 25,25 dollars, après s’être envolé la veille de plus de 20%. Cette amélioration des cours intervient quelques jours après la mise en œuvre de l’accord des pays OPEP signataires de la déclaration de coopération portant sur une baisse massive de production s’étalant sur deux ans. Face à la situation dramatique du marché pétrolier, les pays membres de l’Opep et leurs alliés ont entamé, depuis vendredi, une baisse de leur production globale de pétrole brut de 9,7 mb / j, à compter du 1er mai 2020, pour une période initiale de deux mois qui se termine le 30 juin 2020. Cette étape sera suivie d’une autre baisse pour une période de 6 mois, qui débutera du 1er juillet 2020 au 31 décembre 2020, l’ajustement total convenu sera de 7,7 Mb / j. Et enfin, Cette fois-ci, un ajustement de 5,8 mb / j est attendu pour une période de 16 mois, allant du 1er janvier 2021 au 30 avril 2022. Cet accord sera valable jusqu’au 30 avril 2022, cependant, son extension sera réexaminée en décembre 2021. Dans ce cadre, plusieurs membres de l’Organisation et hors Opep ont annoncé depuis jeudi dernier d’importantes baisses de production en conformité avec l’accord d’ajustement de la production conclu en avril, dont l’Azerbaïdjan, les Emirats arabes unies et le Kuwait. A cela s’ajoute une baisse de production de la Norvège qui n’est pas membre de l’OPEP ni de la déclaration de coopération de 23 pays producteurs de pétrole. Ce pays a annoncé une réduction de sa production de 250 000 bj en juin et de 134 000 bj au 2e semestre 2020. L’Algérie, qui assure la présidence de l’Opep a insisté, sur la nécessité de l’application totale de l’accord de réduction de la production pétrolière et assurer un taux de conformité supérieur à 100% tout en affirmant son engagement à baisser sa production. La part de la réduction de l’Algérie est pour une première étape de 240 000 bj, suivie de 193 000 bj avant d’atteindre dans la dernière étape de l’accord OPEP+ 145 000 bj. Le marché pétrolier est impacté durant plusieurs semaines par la crise de coronavirus, qui a conduit à des prix très bas et à des stocks très élevés.

Mais aujourd’hui, il y a un espoir par rapport à une amélioration de la demande avec la levée progressive des mesures prises par plusieurs pays du monde dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Le ministre de l’Energie et président de la Conférence de l’Opep, Mohamed Arkab a estimé jeudi dernier que «la hausse progressive de la demande pétrolière en raison de la reprise de l’activité économique mondiale d’une part, et la réduction de l’approvisionnement d’autre part, vont permettre une stabilisation progressive du marché pétrolier et une tendance haussière des prix».