Plan d’action du gouvernement: L’examen des secteurs d’activité au centre d’une réunion

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Le gouvernement a tenu, samedi, une réunion, sous la présidence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, consacrée à la poursuite de l’examen des secteurs d’activité dans le cadre de l’élaboration et de l’enrichissement du Plan d’action du gouvernement devant être soumis, dans les prochains jours, aux travaux d’un Conseil des ministres, indique un communiqué des services du Premier ministre.

Cette réunion a par ailleurs été l’occasion d’examiner des projets de plans d’urgence, dont l’élaboration a été instamment requise par le président de la République, précise la même source. Les participants à cette réunion ont entendu une première communication présentée par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, sur l’état d’avancement du projet de Plan d’action du gouvernement. L’exposé, qui s’est attaché à expliquer la démarche ayant présidé à la consolidation des contributions ayant servi de base à l’élaboration du document a donné lieu à plusieurs interventions de responsables de secteurs visant à enrichir ce dernier. Intervenant à l’issue du débat, le Premier ministre a tenu rappeler les «fondements» sur lesquels repose le plan d’action du gouvernement, dont les référents demeurent dictés par les engagements du président de la République en premier lieu et, en second lieu, par les orientations et directives édictées à l’occasion de l’examen des stratégies sectorielles. Le Premier ministre a ensuite mis en avant le «souci du gouvernement de privilégier, dans son approche stratégique, la détermination des principes et critères fondamentaux devant prévaloir dans les options et orientations et dans la prise des décisions et ce, indépendamment de la réalité des états des lieux et de la complexité des situations héritées». En la matière, il insistera, notamment, sur la «nécessité d’opérer les cadrages souhaités en veillant à adapter et à consolider les politiques et programmes sectoriels sur la base de calendriers précis, aussi bien sur le plan des objectifs que sur celui des délais». Le gouvernement a ensuite entendu une communication du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire sur la problématique de la sécurité routière. Expressément demandée par le président de la République, cette question a fait l’objet d’un Conseil interministériel tenu lundi 27 janvier 2020. La réunion, à laquelle ont pris part l’ensemble des départements ministériels concernés ainsi que les responsables des instances et organismes impliqués, «a permis de définir, en termes d’objectifs et de moyens à mobiliser, les contours de la feuille de route à arrêter et qui sera portée à l’ordre du jour d’un prochain Conseil des ministres». Dans son intervention sur ce thème, le Premier ministre a fait part à l’assistance de son «appréciation, fournie lors de cette même réunion, en développant l’idée qu’une telle problématique ne saurait faire l’objet d’un traitement sectoriel isolé ou limité dans le temps». A ce titre, il appellera à «un engagement actif et soutenu» de l’ensemble des secteurs pour la mise à contribution de toutes leurs énergies et capacités créatives, notamment celles employant les ressources issues des nouvelles technologies, de manière à établir une cartographie des «points noirs» et à mobiliser les moyens destinés à assurer leur éradication. Le point suivant de l’ordre du jour de la réunion du gouvernement a été consacré à une présentation du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, portant plan d’urgence multisectoriel destiné à la prise en charge des zones isolées ou enclavées (régions montagneuses, des Hauts-Plateaux et du Sud) et des zones entourant les grandes villes, en matière de développement local concernant, notamment, l’alimentation en eau potable, en énergie électrique et en gaz, ainsi que les infrastructures scolaires et le transport. Dans son exposé, le ministre a «essentiellement mis l’accent sur les mécanismes à développer en matière d’actions solidaires de proximité, seules à même de permettre de pallier les défaillances récurrentes constatées chez les intervenants, qu’il s’agisse des autorités locales, d’organismes dédiés ou d’opérateurs économiques et commerciaux». Invitée à exposer la vision de son département sur ces mêmes questions, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a présenté à son tour une communication relative aux mesures à prendre en faveur des enfants scolarisés démunis, notamment en matière de transport et de restauration. Intervenant sur ce volet, le Premier ministre a insisté sur le «caractère déterminant» de la mobilisation intersectorielle dont l’organisation et la gestion opérationnelle «ne sauraient toutefois se concevoir en l’absence d’un système d’information et de collecte des données performant, lui-même servi par un maillage conséquent du territoire, et qui doit permettre de porter aide et assistance à toute personne et à toute famille en situation de détresse sociale et vivant dans des lieux isolés ou en marge des centres urbains ou ruraux». Il a par ailleurs ordonné la mise en place d’un programme national en matière d’infrastructures scolaires, la généralisation des cantines scolaires et la prise en charge de la réfection des routes, plus particulièrement dans les zones isolées et enclavées. Enfin, le gouvernement a entendu un exposé du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière relatif aux mesures prises par les pouvoirs publics pour faire face aux risques d’une pandémie éventuelle du coronavirus (2019-nCoV).

Les mesures annoncées «concernent notamment : la mise en place au niveau des aéroports du pays de dispositifs d’accueil et de contrôle des voyageurs en provenance des régions à risque, à l’instar de ceux déployés dans les grands aéroports  internationaux, la prise en charge adaptée de l’ensemble des cas éventuels qui pourraient survenir par la mise à disposition de centres d’accueil spécialisés, la réactivation du Conseil scientifique dédié à la prise en charge des questions liées au traitement des phénomènes de santé publique de cette nature et l’initiation d’actions de communication adaptées à destination du grand public».

  1. N.I. / Ag.