PNUD  (CapDel) : Lancement d’un incubateur de projets pour la promotion de la femme et des  jeunes

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 Un incubateur de projets associatifs, qui seront  mis en œuvre dans des communes pilotes dans le cadre du Programme de  renforcement des capacités des acteurs du développement local (CapDel), a  été lancé hier  à Alger pour notamment favoriser la promotion de la  femme et des jeunes. Cet incubateur permettra aux associations la maturation et la formulation  de projets catalyseurs de développement local avec les secteurs  prioritaires identifiés dans chacune des communes pilotes.

Pour le directeur national du projet CapDel et cadre au ministère de  l’Intérieur, Mohamed Dahmani, il s’agit de créer le développement local,  générateur de la richesse et de l’emploi, avec comme stratégie  l’instauration d’un dialogue constructif, de la concertation entre les  associations, le citoyen et les collectivités locales. « Ce programme ne concerne pas uniquement un appoint technique ou matériel  mais surtout une formation culturelle pour changer les mentalités pour  l’instauration d’un travail de groupe et de la concertation pour créer une  synergie de développement dans les communes », a-t-il soutenu. Une étude de cartographie et d’évaluation des capacités des organisations  de la société civile a été lancée par le CapDel dans les communes pilotes.  Cette étude a permis de connaitre avec précision la situation de base de  ces organisations et d’identifier leur typologie, leur représentativité,  leur capacité, leur organisation et leur mode de fonctionnement ainsi que  le niveau de leur travail conjoint avec les autorités locales. Sur la base de ces résultats obtenus, le CapDel a identifié les besoins  prioritaires en renforcement des capacités de ces associations et élaboré  un programme de formation afin d’y répondre et leur permettre de participer  de manière effective dans le développement de leur commune. De son côté, le représentant du Programme des Nations Unies pour le  Développement (PNUD), Sébastien Vauzelle, a indiqué qu’il tirait un bilan  « très positif » depuis le lancement du CapDel en 2017, puisque, a-t-il  expliqué, le ministère de l’Intérieur et les collectivités locales ont pu  avancer dans la nouvelle manière de gérer les collectivités depuis  l’inscription dans la nouvelle Constitution algérienne de la démocratie  participative. Pour assurer la mise en œuvre « efficiente » de cette démocratie  participative, des chartes de la participation citoyenne ont été élaborées,  en prélude à l’installation de Conseils communaux consultatifs, en vue  d’assurer le dialogue et la communication entre les citoyens eux-mêmes  ainsi que ces derniers avec les autorités locales, a-t-il dit. « Le défi actuellement c’est que ces déférents espaces (CapDel, conseil  communaux consultatifs) produisent des résultats concrets aux citoyens »,  a-t-il dit, précisant que le PNUD aura à appuyer les porteurs de projets  qui ont des idées novatrices et créatrices de richesses. Le CapDeL est un programme promu par le ministère de l’Intérieur, des  Collectivités locales et de l’Aménagement du Territoire et le Programme des  Nations Unies pour le Développement (PNUD), avec le soutien de l’Union  Européenne.  Il vise, à travers le renforcement des capacités des acteurs du  développement local, la promotion d’une gouvernance locale concertée et  transparente, le renforcement de la cohésion sociale et l’émergence d’une  économie locale solidaire et diversifiée.  Le CapDeL est mis en œuvre dans 10 communes modèles, représentatives de  la richesse et de la diversité du territoire national : El Khroub  (Constantine), Timimoun (Adrar), Béni Maouche (Béjaia), Ghazaouet  (Tlemcen), Djemila (Sétif), Djanet (Illizi) û Babar (Khenchela), Ouled Ben  Abdelkader (Chlef), Tigzirt (Tizi-Ouzou), Messaad (Djelfa).  Le CapDel cofinancé par trois partenaires à hauteur de 10 millions  d’euros, soit près de 2,5 millions d’euros par le gouvernement algérien,  7,7 millions d’euros par l’Union européenne (UE) et 170.000 euros par le  PNUD.

Houda H