Pourquoi le maréchal Haftar refuse de signer le projet de cessez-le-feu sur la Libye

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De Paris, Par Albert Farhat

À la surprise générale des observateurs, les négociations, tant attendues à Moscou, entre Faïez Sarraj, le chef du gouvernement d’accord national (GAN) siégeant à Tripoli, et reconnu par la communauté internationale et le maréchal  Khalifa Haftar, chef  de l’Armée nationale libyenne (ANL),sous le double parrainage de la Russie et de la Turquie, visant la signature d’un cessez-le-feu, se sont achevées dans une confusion qui laisse entière l’incertitude autour de l’évolution du conflit libyen, après le refus dudit maréchal de parapher le document.

En fait, la réunion de Moscou visait à établir d’une façon durable un cessez-le-feu entré en vigueur le dimanche 12 janvier à minuit, mais qui, en l’absence d’un document signé entre les deux camps rivaux, demeure fragile. Moscou et Ankara espéraient formaliser un accord plus contraignant sur la durée, ouvrant la voie à une solution politique que le sommet international sur la Libye prévu à Berlin, le 19 janvier, regroupant l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Turquie, l’Italie, l’Égypte, l’Algérie et les Émirats arabes unis, est censé solenniser.

Le refus du maréchal Khalifa Haftar de signer l’accord en question illustre non seulement la complexité du conflit libyen et les pressions extérieures qui s’exercent sur ses protagonistes, mais également l’efficacité du travail souterrain exécuté, à l’endroit du maréchal Haftar, par certains services de renseignement occidentaux, dont les autorités politiques refusent de laisser le privilège au duo turco-russe d’annoncer seul le projet de cessez-le-feu.

En fait, selon certaines informations recueillies de sources généralement bien informées, le pseudo maréchal de paille, agent des services secrets américains et français, signera inéluctablement l’accord de cessez-le-feu devant ses maîtres lors de la conférence de Berlin.