Présidentielle 2019 – Les partis de l’alliance présidentielle se mobilisent

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Photo : PPAgency@

 En dépit de la crise qui secoue le FLN depuis la mise à l’écart de son secrétaire général Djamel Ould Abbes, l’alliance présidentielle composée de quatre partis politiques, en l’occurrence le FLN, le RND, le MPA et TAJ, ne compte pas lâcher du lest et semble bel et bien déterminée à aller jusqu’au bout de son projet, celui de défendre sa démarche pour la continuité en appelant le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à briguer un cinquième mandat.

Ces partis qui ont tenu récemment une réunion de coordination au siège du FLN pour coordonner leurs actions en prévision des élections présidentielles de 2019, avaient décidé de lancer une campagne d’information et de sensibilisation en direction du large public avec pour objectif de convaincre les électeurs du  bien-fondé de leur démarche visant à soutenir le programme du président Abdelaziz Bouteflika. Les partis concernés ont déjà réaffirmé leur soutien au président Abdelaziz Bouteflika et affiché leur souhait de le voir briguer un nouveau mandat lors des prochaines présidentielles de 2019, estimant qu’il est l’homme de la situation pour assurer la continuité du développement et la stabilité de l’Algérie dans un environnement régional très agité. L’Algérie, faut-il le reconnaitre, est aujourd’hui un pays stable, et ce grâce à la mobilisation du peuple algérien et à la politique de réconciliation nationale initiée par le président de la République, ont-il relevé, tout en plaidant pour le renforcement du front interne, intérêt national oblige, car la stabilité du pays est une ligne rouge à ne pas franchir. A ce titre, de nombreux acteurs politiques ont fait admettre que grâce au président de la République, l’Algérie a surmonté de nombreuses épreuves qui ont failli causer l’éclatement, d’où la nécessité de consacrer l’entente nationale et de resserrer les rangs en vue de contrecarrer toute menace externe.  Ils ont relevé également la détermination de l’Algérie face aux tentatives d’implication de son armée dans des conflits en dehors du territoire nationale, particulièrement au Mali et en Libye, et de l’amener à jouer le rôle du gendarme dans la région avec un financement sur le Trésor public est un choix stratégique qui a des conséquences aux plans interne et externe. Les chefs de partis ont estimé, à cet égard, que l’Algérie a œuvré depuis plus d’une décennie, à vaincre le terrorisme et ce, grâce à la politique de réconciliation nationale initiée par la président Abdelaziz Bouteflika avec une vision éclairée des enjeux réels dont est témoin le monde actuel. Ils ont estimé que les mutations politiques, sociales, économiques et sécuritaires que connait l’Algérie nécessitent une « réplique intelligente » en vue de préserver la stabilité du pays et l’unité de son peuple. La classe politique a insisté, dans ce sens, sur la nécessité de placer l’intérêt du pays au-dessus de toute considération, rappelant que l’Algérie a réussi à relever tous les défis et crises avec courage, appelant à agir positivement» face aux défis actuels et futurs, notamment celui du parachèvement de l’édification d’un Etat moderne. Elle a appelé également à engager un débat national impliquant tous les acteurs et à dépasser les conflits politiques pour permettre au pays de faire face aux effets de la chute des prix du pétrole, considérant que la situation actuelle exige l’ouverture d’un débat national responsable loin des tiraillements partisans étroits. Pour de nombreux acteurs politiques, la conjoncture sensible que traverse le pays exige un rapprochement entre toutes les franges du peuple algérien et la classe politique en vue de relever les défis qui se posent, dont notamment la préservation de la sécurité, la stabilité, l’unité nationale et les intérêts suprêmes du pays. Ils ont, en outre, exhorté la classe politique à faire preuve de sagesse et à éviter des déclarations susceptibles d’envenimer la situation. Le président de la République, faut-il le souligner, avait appelé à la construction d’un front populaire solide afin de garantir la stabilité de l’Algérie face à toutes les manœuvres internes et menaces externes, estimant que par ce front populaire solide « doit contrecarrer toutes les manœuvres politiciennes et tentatives de déstabilisation de nos rangs par des interprétations erronées ou en opposition aux préceptes de notre religion ». Le peuple algérien est également appelé à « faire face à tous les fléaux, en premier lieu la corruption et la drogue qui rongent notre économie et notre société ». Le chef de l’Etat a exhorté également les citoyens algériens à « suivre les pas de nos glorieux moudjahidine et valeureux chouhada, à se mobiliser pour la poursuite de l’édification et la mutualisation de toutes les potentialités de notre pays et à renforcer l’édifice d’un front populaire solide afin de garantir la stabilité de l’Algérie face à toutes les manœuvres internes et menaces externes ». Le Président de la République considère que ces crises extérieures qui « se jouent à nos frontières sont porteuses des dangers du terrorisme abject et des réseaux du crime organisé, deux fléaux désormais transfrontaliers ». Dans le cadre de cette mobilisation nationale, le président Bouteflika a exhorté les Algériens à « prendre exemple sur l’élite de notre société, les éléments l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, et les éléments des forces de sécurité qui consentent quotidiennement des sacrifices pour la sauvegarde de l’intégrité et la souveraineté de notre territoire national et la préservation de la sûreté et de la sécurité de notre peuple et de ses biens ».  Il a mis en avant, à ce propos, « l’ampleur des défis qui continuent à se poser à nous pour satisfaire tous les besoins sociaux de notre peuple et pour construire une économie forte et moins dépendante des hydrocarbures ». La liberté et l’indépendance, la construction et l’édification sont des acquis et des enjeux qui, a-t-il dit, « requièrent la mobilisation permanente, l’effort intarissable et même le sacrifice au service de la patrie ». Dans le même ordre d’idées, le chef de l’Etat avait appelé toutes les franges de la société algérienne sont appelées à soutenir les institutions de l’Etat en vue de réaliser les objectifs du développement. Il avait également exhorté le gouvernement et ses partenaires sociaux et économiques à la solidarité, à la mobilisation et à l’unification des rangs afin de mener à bien la bataille du développement et préserver l’indépendance financière de l’Algérie et de sa souveraineté sur le plan économique. Il s’agit, pour le peuple algérien, de se serrer les coudes afin de préserver l’unité nationale et la stabilité du pays, des acquis chèrement réalisés après un lourd tribut, grâce à la politique de réconciliation nationale dont le président de la République a été le principal artisan. Il s’agit pour autant de dégager une feuille de route visant à protéger le pays des dangers qui menacent sa sécurité et sa stabilité. Cette démarche s’inscrit, faut-il le souligner, en droite ligne avec le discours développé, en maintes occasions, par chef de l’Etat qui n’avait pas manqué d’appeler les citoyens algériens à défendre les acquis et les réalisations  et à demeurer vigilants face aux bouleversements qui secouent le monde et qui affectent de nombreux pays de notre région. L’Algérie qui a pu sauvegarder sa stabilité, sa sécurité et sa souveraineté, milite en faveur d’un monde de paix et de stabilité notamment dans son environnement arabo-africain et déploie, à cet égard, de sérieux efforts pour apporter des solutions aux conflits et unifier les rangs afin que la paix et la stabilité règnent dans notre espace au profit des peuples de la région.