Présidentielle du 4 juillet : L’opération de la révision des listes électorales entamée

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L’opération de révision exceptionnelle des listes électorales, en prévision de l’élection présidentielle du 4 juillet prochain, a été entamée mardi et durera jusqu’au 23 avril 2019 au moment ou le président du conseil constitutionnel déposait sa démission 

Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a invité dans un communiqué tous les citoyens et citoyennes non inscrits sur les listes électorales et âgées de 18 ans révolus le jour du scrutin, soit le 4 juillet 2019, à demander leur inscription sur la liste électorale de la commune de résidence. Les électeurs ayant changé de résidence doivent, quant à eux, se rapprocher de leur nouvelle commune de résidence qui prendra en charge la procédure de radiation et d’inscription. La demande d’inscription doit être appuyée par la présentation de deux documents, l’un justifiant l’identité et l’autre justifiant la résidence. Les bureaux chargés des élections au niveau des communes sont ouverts tous les jours de la semaine, de 9h00 à 16h30, à l’exception du vendredi. Le ministère de l’Intérieur avait lancé en début d’année un nouveau service, via son site web, permettant aux inscrits sur les listes électorales de connaître les centres et bureaux de vote dont ils relèvent. Le nombre d’électrices et d’électeurs portés sur les listes électorales lors des élections locales du 23 novembre 2017 s’élevait à 22 883 772. Abdelkader Bensalah, qui assume, en application des dispositions de l’article 102 de la Constitution, les fonctions de chef de l’Etat pour une durée de 90 jours, suite à la démission du président Abdelaziz Bouteflika, a signé le 10 avril le décret présidentiel convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle. Lors d’un message à la nation, Bensalah, qui ne peut, selon la Constitution, se porter candidat à l’élection présidentielle, a fait part de son intention de créer, en concertation avec la classe politique et la société civile, une institution nationale collégiale, «souveraine» dans ses décisions, à laquelle sera dévolue la mission de réunir les conditions d’organisation d’élections nationales «honnêtes et transparentes». Le chef de l’Etat a tenu à préciser que le rôle du gouvernement et des services administratifs concernés se limitera à «soutenir et accompagner» cette institution dans l’accomplissement de ses missions «en toute liberté», affirmant tendre une «main sincère et loyale» à tout un chacun pour surmonter les divergences et s’investir dans une action collective dont l’objectif est de «poser les fondements de l’Algérie du futur». Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a assuré, de son côté, que l’ANP accompagnera la période de transition destinée à la préparation de l’élection présidentielle et veillera à son suivi dans «le strict respect des règles de transparence et d’intégrité et des lois de la République». Cependant, les partis de l’opposition ont exprimé leur rejet de l’installation de Bensalah en qualité de chef de l’Etat, estimant que cette démarche est «incompatible» avec les revendications du peuple algérien, qui réclame un changement radical du système politique et le départ des personnalités qui en sont les symboles. Les partis de l’opposition ont estimé aussi que l’approche constitutionnelle dans la résolution de la crise mènera à «l’impasse», le problème étant fondamentalement d’ordre politique. Conformément au code électoral, les postulants à la candidature à l’élection présidentielle doivent déposer leur déclaration de candidature, au plus tard, dans les 45 jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral. Pour que son dossier soit validé par le Conseil constitutionnel, le postulant à la candidature doit présenter soit une liste comprenant 600 signatures individuelles d’élus d’Assemblées populaires locales (APC et APW) ou parlementaires, réparties au moins à travers 25 wilayas, soit une liste comportant 60 000 signatures individuelles, au moins, d’électeurs. Ces signatures doivent être recueillies à travers, au moins, 25 wilayas avec un nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à 1 500. Les autres pièces du dossier sont, notamment, un certificat de nationalité algérienne d’origine de l’intéressé, une déclaration sur l’honneur attestant que l’intéressé possède uniquement la nationalité algérienne d’origine et qu’il n’a jamais possédé une autre nationalité et une déclaration sur l’honneur attestant que l’intéressé est de confession musulmane. Le prétendant à la candidature doit, également, fournir un certificat de nationalité algérienne d’origine de son conjoint, un certificat médical délivré à l’intéressé par des médecins assermentés, une déclaration sur l’honneur attestant de la résidence exclusive, pendant dix ans, au moins, sans interruption, précédant immédiatement le dépôt de candidature de l’intéressé. Le dossier comprend, aussi, une déclaration publique sur le patrimoine mobilier et immobilier de l’intéressé à l’intérieur et à l’extérieur du pays, une attestation de participation à la Révolution du 1er novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942, une attestation de non-implication des parents du candidat né, après le 1er juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution, ainsi qu’un engagement écrit et signé par le candidat de respecter les principes de la Constitution.

A.S