Prise en charge des préoccupations des citoyens: Le gouvernement appelé à adopter une approche réaliste et efficace

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La prise en charge des préoccupations et doléances des citoyens, notamment dans les zones les plus reculées du pays, constitue désormais une priorité absolue du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui avait fait de ce volet social son cheval de bataille depuis son investiture à la tête de l’Etat.

Il faut dire qu’en dépit de la conjoncture difficile engendrée par la pandémie de Covid-19 et ses répercussions sur l’économie nationale, l’Etat ne compte pas lésiner sur les moyens pour se pencher sur les problèmes des populations vivant dans les zones d’ombre et améliorer leurs conditions de vie. C’est dans ce sens que le gouvernement a été instruit, une fois de plus, en vue d’adopter une approche réaliste et efficace pour accorder tout l’intérêt voulu à la prise en charge des problèmes et des préoccupations des habitants de ces zones, tout en étant constamment à leur écoute aussi bien au niveau central que local. Le chef de l’Etat qui veille en personne au suivi de prise en charge de ces problèmes liés plus particulièrement à l’eau potable, le gaz, l’électricité et les infrastructures de base, avait déjà donné des instructions fermes aux membres du gouvernement pour qu’ils soient toujours à l’écoute des populations de ces zones et se pencher sur leur résolution dans les plus brefs délais.

A ce propos, le chargé de mission à la Présidence de la République chargé des zones d’ombre, Brahim Merad, a indiqué que lors de ses visites sur le terrain dans les différentes wilayas, il veillait à rassurer les citoyens et s’assurer que les conditions économiques que traverse le pays en raison de la pandémie du Coronavirus et la chute des recettes pétrolières n’impactent pas les engagements de l’Etat au profit de ces régions.

Il a relevé que 8 millions d’habitants des zones d’ombre ont été victimes du nombre, en ce sens que les affectations des wilayas étaient généralement destinées aux régions à forte densité démographique au détriment des zones reculées et isolées, dont la population a perdu espoir quant à l’amélioration de ses conditions de vie. Il a  relevé, néanmoins, que les affectations financières sont parfois faibles et ne peuvent répondre aux besoins de la wilaya. Il a également indiqué que les habitants des zones d’ombre sont des Algériens à part entière et ont, à l’instar de tous leurs concitoyens, droit au développement comme l’a souligné le Président Tebboune, grâce à qui les projecteurs ont été braqués sur ces zones, érigées en préoccupations centrales pour l’ensemble des responsables et placées au cœur des stratégies de développement, a soutenu M. Merad, rappelant les instructions fermes du Président de la République pour rattraper le retard enregistré.

Grâce à la politique pertinente, judicieuse et réaliste du Président de la République nous avons accompli des réalisations et je réaffirme que tous les secteurs et organismes œuvrent dans ce sens, a-t-il assuré, faisant observer que la situation commence à s’améliorer et que le citoyen est conscient du sérieux de la démarché du Président de la République pour réparer les injustices, dont souffrent les zones d’ombre.

A cet effet, l’Etat a recensé 32.700 projets arrêtés au profit des 15044 zones d’ombre au niveau national, soit une population de 8 millions d’habitants. Précisant que l’avancement des travaux était suivi via une technologie permettant d’avoir les dernières données, il a évoqué des réalisations très importantes » suite au financement de 62% des projets, dont les dotations ont été dégagées. La relance des zones d’ombre figure en tête des priorités et tous les projets seront réalisés quelle que soit la conjoncture, car il s’agit, a-t-il ajouté, d’engagements phares du Président de la République. Dans ce sens, un plan de développement des zones d’ombre a été adopté par le gouvernement en vue de satisfaire les besoins de la population en eau potable, généraliser le raccordement à l’électricité et au gaz naturel et à désenclaver les zones isolées et montagneuses, tout en améliorant les conditions de la scolarisation des enfants.

Dans ce cadre, il a été procédé, à l’organisation d’un recensement moderne et participatif des zones d’ombre, dans le but d’orienter les opérations de développement, et ce à travers la mise au point d’un système informatique au niveau local, renfermant 16 critères d’évaluation. De même qu’il a été procédé à l’inscription des opérations, en associant les citoyens et les associations locales, ce qui a permis de recenser 13.587 zones d’ombre au niveau national. Les indicateurs de l’année écoulée montrent « l’achèvement de 7276 projets sur 8143 projets recensés, soit un taux de réalisation de 89.35% », selon la même source qui fait état de l’enregistrement d’un taux d’avancement de 80% dans 633 opérations et d’un taux de 50 % dans 635 opérations, ainsi que d’un nombre global des projets inscrits qui s’élève à 12.841 projets.

Dans le but de parachever les opérations inscrites, une enveloppe de 188,42 milliards de DA a été mobilisée, à la faveur de la réorientation des programmes inscrits précédemment à la charge du Fonds de garantie et de solidarité des collectivités locales, des budgets des Collectivités locales et des Plans communaux de développement (PCD). Bien que coïncidant avec les efforts de lutte contre la Covid-19, la mise en œuvre du Plan de développement des zones d’ombre a permis d’avoir « des effets concrets sur le terrain.

Ainsi, en termes de l’Alimentation en eau potable (AEP), le réseau de l’eau s’est vu renforcé par la réalisation de 2700 km de réseaux. Il s’agit également de la réhabilitation 495 km et le raccordement au réseau d’eau, de plus de 173.000 foyers au profit de près de 830.000 habitants. Quant à l’assainissement, un nouveau réseau de 1.100km a été réhabilité et plus de 79.000 foyers raccordés, au profit de près de 398.000 habitants. En matière d’énergie électrique, un nouveau réseau de 218km a été réalisé et plus de 33.000 foyers raccordés, au profit de près de 166.000 habitants, en sus de l’équipement de 2.531 logements de 860 panneaux solaires. S’agissant de l’éclairage public et de l’approvisionnement en gaz, il a été procédé à la réalisation de 600 km de réseau d’éclairage public et de la réhabilitation de 253km, outre la réalisation de 2.055 km du réseau et du raccordement de plus de 56.000 foyers en gaz, au profit de près de 284.000 habitants. Les opérations de désenclavement ont permis de renforcer le réseau routier par la réalisation de 1.323 km, la réhabilitation de plus de 2.800 km et l’ouverture de 884km de voies dans des zones isolées. Afin d’améliorer les conditions scolaires, 375 salles d’étude et 84 cantines scolaires ont été réalisées et 298 écoles et 51 restaurants réhabilités, outre le renforcement du parc du transport scolaire par 471 nouveaux bus et 515 bus loués. A l’effet de renforcer les structures de santé de proximité, 32 nouvelles salles de soins ont été réalisées et 175 autres

  1. Benslimane