Recrutements, examens de fin d’année … La mise au point de Benghebrit

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Même si la ministre de l’Education nationale a essuyé plusieurs camouflets depuis sa désignation au poste, son ambition pour remettre le secteur sur les rails n’a pas faiblit.

La lutte pour améliorer tant le climat scolaire que la pratique pédagogique se poursuit, et l’effort consenti commence à être payant. Nouria Benghebrit a saisi  l’occasion de son passage à la Radio nationale, pour remettre les pendules à l’heure. Elle a abordé tout au long de son intervention les sujets qui font l’actualité depuis un bon bout de temps. D’emblée elle reviendra sur sa récente déclaration. Celle relative au recrutement externe d’enseignants dont les postes à pourvoir sont de 10.000. Ainsi elle explique que ces recrutements vont se faire en deux temps. La première  phase prévue du « 7 au 17 avril 2017 » consacrée aux candidats dans les «listes d’attente» du précédent concours 2016, ayant toutefois « obtenu la moyenne ». La seconde sera consacrée aux candidats devant participer au concours national, appelé à se dérouler le « 29 juin 2017 ». Les inscriptions seront lancées le « 2 mai 2017, par le biais d’une plateforme numérique ». Par ailleurs la ministre informe que son département s’apprête à recruter un nombre «global» de 40.000 enseignants. Une partie de ces enseignants devra combler « les postes qui seront vacants suite aux départs en retraite au mois d’août », à l’exemple des  mathématiques et de la physique tandis que l’autre sera affectée dans les « nouveaux établissements qui entreront en service lors de la prochaine rentrée scolaire ».

Le nombre de poste à pourvoir parait faramineux mais la ministre confie que tous les moyens seront mobilisés pour gérer au mieux l’opération de recrutement. « Nous sommes aujourd’hui dans une politique de numérisation intensive » qui cible « l’ensemble des actes au niveau de l’Education nationale », a dit à ce propos la ministre. Benghebrit rappelle en somme les différentes actions entreprises l’année précédente, à savoir « l’inscription, la prise de rendez-vous, ainsi que l’annonce des résultats qui se sont toutes faites « à distance ». Pour ce qui est du fait de procéder au recrutement « en externe », c’est-à-dire sans passer par les sortants des écoles d’enseignement, la ministre informe que l’on peut compter sur leur nombre, qui est en fait « insuffisant ». Son département se voit donc dans l’obligation de recruter parmi les candidats au concours afin de combler le déficit en matière de postes généré par les départs en retraite.

A ce propos, la ministre informe que ces candidats, du moins ceux qui seront choisis, devront suivre  une formation «d’imprégnation» qui se déroulera, « entre fin juillet et début août », pour se poursuivre durant toute l’année scolaire et même pendant les  vacances. Ces formations permettront aux enseignants potentiels de combler leur « déficit en matière pédagogique ». Elle rappellera que les candidats de cette année ne feront pas l’exception, ils se plieront à cette « exigence », comme ce fut le cas l’année dernière.

Examens nationaux et désertion des classes

S’agissant par ailleurs du calendrier des examens nationaux la ministre annonce du nouveau. L’examen de la 5ème se tiendra quatre jours plutôt donc, du 24 mai prochain, au lieu du 28, jour qui coïncide avec le début du mois sacré de ramadhan, annonce Benghebrit. Pour les autres examens restants à savoir le BEM et le baccalauréat, la ministre confirme le maintien du calendrier fixé. L’épreuve du BEM se déroulera donc comme prévu du 4 au 6 juin tandis que le Baccalauréat se déroulera du  11 au 15 juin.

Pour ce qui est des examens professionnels, la ministre informe que les dépôts de dossiers pour le passage à grade seront lancés le « 23 avril et l’examen fixé au 31 mai ».

S’agissant du phénomène de désertion des bancs scolaires en fin d’année la ministre rappelle les décisions prises par son département. Elle évoque en ce sens l’application du « contrôle continu », une des propositions de réforme formulées tant par son département que par les partenaires sociaux. Ce contrôle établi par les enseignants, « comptera dans la note finale » et permettra ainsi de « donner de la pertinence à l’effort que mène l’élève durant l’année mais aussi les maintenir en classe », estime-t-elle.

A cela s’ajoute les sanctions prévues pour le cas. L’élève qui décide de déserter l’école n’aura plus le droit, en cas d’échec, de regagner l’établissement pour refaire l’année. D’ailleurs explique-t-elle, ces élèves-là, sont dans leur majorité des « doublants» qui considèrent que « travailler durant l’année ne leur apportait rien » seul comptait l’obtention du Baccalauréat. Pour conclure, la ministre rappelle que la situation peut différer d’une wilaya à l’autre.