Référendum du 1er novembre: La société civile appelée à jouer un rôle déterminant

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Désormais, la société civile est appelée à jouer un rôle crucial et déterminant dans le référendum sur la révision constitutionnelle du 1er novembre prochain, mais aussi dans la concrétisation du projet d’édification de l’Algérie nouvelle prônée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Ce rôle important, dévolu à la société civile, a été, à maintes fois, réitéré par le président de la République qui, depuis son accession à la magistrature suprême du pays, n’a eu de cesse de rappeler, à l’occasion de ses sorties médiatiques, qu’il a été le candidat de la société civile. Cela traduit une forte volonté politique pour le changement, avait affirmé le président de la République, insistant, pour ce faire, sur le soutien et l’adhésion des citoyens. Pour le chef de l’Etat, il est, ainsi, impératif que la société civile reprenne les choses en main à l’effet d’insuffler un dynamisme à la société, encourageant, par la même occasion, la création d’un grand nombre d’associations civiles qui œuvreront dans l’intérêt général et bénéficieront de subventions. Dans ce sens, le chef de l’Etat avait exhorté les différentes franges de la société civile à s’organiser dans le cadre d’associations qui activeront dans divers domaines. Déjà lors de sa campagne électorale, M. Tebboune avait, dans ses 54 engagements, plaidé pour l’édification d’une société libre et active à même de prendre ses responsabilités comme contre-pouvoir et un instrument d’action publique au service du citoyen et de la nation.  Il avait, alors, promis la mise en pratique d’une feuille de route pour les jeunes pour préparer ces derniers à assumer leurs responsabilités politique, sociale et économique. Joignant le geste à la parole et pour concrétiser l’importance qu’il accorde à la société civile, le chef de l’Etat a désigné Nazih Berramdane au poste de conseiller auprès du président de la République chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l’étranger. Le président Tebboune confirme, ainsi, son engagement à consacrer le rôle du mouvement associatif dans la démocratie participative et l’édification d’une Algérie nouvelle, et ce, à travers des facilitations, notamment de la procédure d’octroi d’agrément qui faisait obstacle, par le passé, à l’activité des associations. De ce fait, il a été décidé de réduire la durée d’étude des dossiers de création d’une association à 10 jours, décision prise début juin dernier par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Les effets positifs de ces mesures de facilitations se sont vite concrétisées sur le terrain, dans la mesure où plus de 2600 associations ont été agréées en un mois à l’échelle nationale sur plus de 4000 demandes d’agrément, selon M. Berramdane. A cette occasion, il a indiqué que la nouvelle approche du président de la République reposait sur la consultation de la société civile avec toutes ses composantes dans le but d’édifier la nouvelle Algérie dans la transparence, l’intégration et l’implication du mouvement associatif. En préconisant une rupture totale avec les méthodes révolues de gestion des affaires de l’Etat, le président de la République aura tracé la voie du changement, un choix qu’il a toujours défendu pour édifier un Etat fort s’appuyant sur une économie loin de la politique de rente et totalement indépendante des hydrocarbures. Il avait affirmé récemment que l’objectif auquel il œuvrait était «le salut de la patrie», assurant que «les choses progressaient bien» en dépit des tentatives de certains «de semer la zizanie et d’affaiblir le pays». «L’objectif de l’Algérie Nouvelle est le salut de la patrie, qui est un devoir national et un droit pour tous les Algériens, et tout un chacun est le bienvenu pour contribuer à sortir de la situation que vit le pays et mettre fin à la mentalité de l’exclusion pour la simple raison d’un changement dans le poste de responsabilité», avait-il soutenu, assurant que la voie est ouverte à toutes les compétences nationales. Tout en soulignant sa volonté de «rétablir la cohésion entre le peuple algérien», le président Tebboune avait plaidé pour «une rupture définitive entre le passé et le présent en vue de construire un avenir qui soit le prolongement du présent». À ce propos, il avait affirmé que «les choses progressaient bien» en dépit de «certaines personnes, qui en raison de leur manque de foi et de nationalisme, tentent de semer la zizanie et d’affaiblir le pays». De tels agissements ne sauraient entamer notre volonté, surtout face à l’optimisme affiché par les citoyens, notamment des quartiers populaires de tout le pays». Par ailleurs, le chef de l’Etat avait indiqué que le changement structurel du nouvel Etat passait par «une nouvelle Constitution qui tire les enseignements de toutes les précédentes pour être consensuelle et pérenne», mettant en avant l’impératif de parvenir à des lois garantissant la moralisation de la vie politique et économique» et à des décisions économiques institutionnelles transparentes et pérennes permettant aux citoyens de contrôler les deniers publics. Réitérant l’existence d’une forte volonté politique pour le changement, le président de la République a fait remarquer que celle-ci nécessitait pour sa réussite «le soutien des citoyens». Pour le chef de l’Etat, la société civile a un rôle axial dans la prise en charge des problèmes quotidiens du citoyen et le mouvement associatif «est le cœur battant» de la société, d’où la désignation d’un Conseiller spécial, a-t-il fait savoir. Estimant que les disparités sociales sont une bombe à retardement menaçant l’unité nationale, le président Tebboune a mis l’accent sur l’impérative lutte contre toutes les formes de corruption portant atteinte au pays et au citoyen à la fois, à leur tête la corruption qui «affecte directement le citoyen, victime de chantage pour un droit», faisant état de plusieurs cas de corruption dont les auteurs ont été sanctionnés. À ce propos, il a exhorté les citoyens à dénoncer tout dérapage et à défendre leurs droits dans le cadre de la loi. Evoquant l’importance de séparer l’argent du pouvoir, il a estimé que l’argent sale donne lieu à des «institutions faibles».

  1. Benslimane