Règlement budgétaire 2016: « Les mesures prises, une démarche prudente,  réaliste et adaptée aux capacités du pays »  selon (Raouya)

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Photo : PPAgency@

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya a  indiqué, hier  à Alger que les mesures en matière d’exécution de la Loi de  finances (LF) 2016 s’inscrivaient dans le cadre d’une démarche « prudente,  réaliste » et adaptée aux capacités nationales financières et économiques   « favorisant l’efficacité de la dépense publique ».

Lors d’une plénière du Conseil de la nation consacrée à la présentation et  au débat de la Loi portant Règlement budgétaire de  2016, présidée par  Abdelkader Bensalah, président du Conseil, M. Raouya a précisé que « le  budget de l’Etat de l’exercice 2016 dans le cadre de l’exécution de la LF  avait porté sur l’exécution de la deuxième tranche du programme quinquennal  2015-2019 ».  « Cette mesure vise la rationalisation de la dépense publique  et l’amélioration des recettes », a ajouté le ministre expliquant que « la LF  2016 avait arrêté un montant de 4747 milliards DA pour les recettes et 7984  milliards DA pour les dépense du budget, réparties en 4807 milliards DA  pour les dépenses de fonctionnement et 3177 milliards DA pour les dépenses  d’équipement public, induisant un déficit estimatif de 3237 milliard DA. Concernant l’exécution, le montant global des recettes réalisées en 2016  a atteint 5026 milliards DA, dont 3344 milliards DA concernant les recettes  ordinaires et 3344 milliards DA la fiscalité pétrolière. Les dépenses exécutées du budget s’élèvent à 6358 milliards DA, dont 4327  milliards DA au titre du budget de fonctionnement et 2031 milliards DA au  titre du budget d’équipement. Outre les dépenses imprévues estimées à 185 milliards DA, le déficit réel  s’est élevé à 1.517 milliards DA, soit 9% du Produit  intérieur brut (PIB). Compte tenu de la politique prudente adoptée par l’Etat, ce déficit a été  réduit par la liquidité disponible au Trésor et au Fonds de régulation des  recettes (FRR), qui avait enregistré un solde de 839 milliards DA la fin  2016, a ajouté le ministre. S’agissant des transferts sociaux, la LF 2016 avait affecté un montant de  1348 milliards DA, une hausse de près de 8% par rapport à l’exercice de  2015.  Le montant des autorisations de programmes approuvés a atteint  1.894  milliards DA, dont 1.655 destinés aux programmes d’investissement soit 87%  et 239 milliards DA pour les opérations de capital. Par ailleurs, la croissance économique s’est élevée, en 2016, à 3,30%  contre 4,60% prévue dans la LF 2016. Les exportations des hydrocarbures ont enregistré des revenus de 28  milliards de dollars en 2016 contre une prévision de 26 milliards, soit une  différence de 02 milliards de dollars due à la faible estimation du volume  des exportations d’hydrocarbures dans la LF 2016.La recul des recettes  pétrolières a impacté négativement les ressources financières ce qui a  généré le gel de certains projets. Aussi, le prix moyen du pétrole brut algérien a atteint, selon le  ministre, 44,76 USD contre 52,81 USD (2015), rappelant que la LF 2016 avait  fixé un prix référentiel pour le baril  de 45 USD contre 60 USD au titre de  la LFC 2015. Les activités hors hydrocarbures ont enregistré un ralentissement  s’expliquant par un taux de 1,8% dans le secteur agricole contre 4,7%  prévues dans la LF 2016, 2,90% pour les services commerciaux (estimation de  5,7%) et 5% dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) contre  une estimation de 5,90%. En 2016, le PIB hors hydrocarbures a atteint 14.381 milliards DA contre  15.902 milliards DA (2015), réalisant ainsi un taux de croissance de 2.30%  (4,7% prévue dans la LF 2016). Cet écart est du à la politique de rationalisation de l’importation mise  en place par les autorités publiques qui a touché essentiellement une série  de marchandises d’équipement et une série de marchandises de consommation. En 2016, le solde de la balance commerciale a enregistré un déficit de 17  milliards USD.

Inflation estimée à 6,4 % en 2016

Le taux d’inflation était de 6,4 en 2016 contre alors que le taux prévu  dans la Loi de finances était de  4 %. L’encours de la dette publique a atteint, fin décembre 2016, 3534  milliards USD, dont 3407 milliards de DA de dette intérieure et 127  milliards de DA de dette extérieure. Le recouvrement de la fiscalité pétrolière était estimé à 1.807 milliards  de dinars en 2016 affectés à hauteur de 1.683 milliards de dinars au budget  de l’Etat, 99 milliards de dinars au Fonds de régulation des recettes  (FRR), 3 milliards de dinars à l’Agence nationale de valorisation des  ressources en hydrocarbures (ALNAFT) et 23 milliards de dinars au Fonds  pour la maîtrise de l’énergie et pour les énergies renouvelables et de la  cogénération (Fnmeerc).  La liquidité du FRR a atteint 839 milliards de dinars fin 2016 contre  3.110 milliards de dinars en 2015, et ce après la déduction d’un montant de  2.370 milliards de dinars consacrés au calcul des résultats du Trésor.  Au terme de sa présentation, M. Raouya  a indiqué que les opérations  financières ont permis d’atteindre un taux de scolarisation de 99 % pour  les enfants de moins de 6 ans et un taux de 95% pour ceux âgés entre 6 et  15 ans. Elle a également permis de doter les communes d’établissements de  formation à hauteur de 62% et d’accorder un enseignement post enseignement  supérieur à hauteur 4%. Un (01) employé paramédical est assuré pour 323 habitants, une salle de  soins pour 698 habitants et un médecin pour 967 citoyens. Elle ont également permis d’atteindre un taux d’occupation de 4.58  personnes par logement, d’approvisionner 98% des citoyens en eau potable,  près de 100 % en électricité rurale et de raccorder 60 % au réseau gazier  et 90 % au réseau d’assainissement, selon M. Raouya.

N.I