Règlement de la crise en Libye: John O’Rourke souligne l’habilité de l’Algérie

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L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Algérie, John O’Rourke, a mis en exergue, hier, le rôle de l’Algérie dans le règlement de la situation en Libye, soulignant notamment «l’habilité et la détermination avec laquelle agit Alger diplomatiquement en vue de trouver une issue à la crise dans ce pays».

«Nous voyons l’habilité et la détermination avec laquelle agit l’Algérie diplomatiquement pour trouver une issue à la crise en Libye et éviter une escalade», a déclaré John O’Rouke lors d’une rencontre avec les représentants des médias à Alger. Abordant à la même occasion la position de l’UE par rapport à la situation en Libye, O’ Rourke a indiqué que «l’UE se rallie derrière la position des Nations-unies», qui œuvrent pour une solution pacifique et diplomatique. Interrogé, par ailleurs, sur la position de l’UE en ce qui concerne le conflit au Sahara occidental, l’ambassadeur John O’Rourke a souligné que l’UE soutient le processus onusien et les résolutions des Nations unies. «La position de l’Union européenne est tout à fait claire à ce sujet», a-t-il ajouté dans le même contexte. Répondant à une question sur l’aide que pourrait apporter l’UE pour le rapatriement des «avoirs et des biens spoliés transférés vers des pays européens», l’ambassadeur a signifié que cela est «extrêmement difficile. Les États de l’UE n’ont pas la mainmise sur les comptes des personnes suspectées», a noté O’Rourke, rappelant que la Tunisie avait initié au lendemain de la révolution de 2011 la même démarche, mais, a-t-il indiqué, «sans résultats». Il a également précisé que les biens spoliés se trouvant dans les pays de l’UE «peuvent être imputés à des transactions frauduleuses». Dans le même contexte, prenant la parole, le chef adjoint de la mission de l’UE, Stephane Méchati, a indiqué que dans les cas où il y a des preuves sur l’existence de tels biens et avoirs détournés, les États membres de l’UE «se mettrons à la disposition des pays plaignants». Mechati a, toutefois, ajouté que de telles démarches «seront longues et prennent beaucoup de temps». En outre, à une question relative à l’accord d’association algéro-européen, qui, a-t-on dit, reste «en faveur de l’UE», John O’Rourke a déclaré qu’il y avait une possibilité de réviser cet accord, pour peu que l’Algérie exprime son souhait dans ce sens. Dans cet ordre d’idées, le diplomate a souligné que l’Algérie, troisième fournisseur de l’Europe en gaz, constitue «un partenaire fiable pour l’UE». Auparavant, O’Rourke a évoqué les relations bouclant 40 ans entre l’UE et l’Algérie, précisant que toute cette période a été également marquée par «autant d’échanges fructueux, de respect mutuel, d’entente et de partenariat, qui, en dépit de quelques divergences nous encouragent vivement à poursuivre nos efforts dans la consolidation de ces relations bilatérales». «Durant toutes ces années nous nous sommes efforcés de bâtir des relations solides avec l’Algérie, de les développer, de les transformer et de les moderniser pour le bien et la prospérité de nos populations respectives», a-t-il également soutenu.

Maza Behdja