Relance de l’économie nationale: Louisa Hanoune préconise un nouveau système fiscal

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La secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a indiqué, que la mise en place d’un nouveau système fiscal à même de remédier aux dérapages et aux disparités était le seul moyen de relancer l’économie nationale.

Hanoune a souligné à l’ouverture des travaux du bureau politique de son parti, que «la politique audacieuse visant à relancer l’économie nationale impose la mise en place d’un nouveau système fiscal à même de remédier aux dérapages et aux disparités en matière de fiscalité qui accable une grande majorité des citoyens». «Personne n’a le droit de décider de supprimer ces impôts car cela serait contraire à la Constitution qui criminalise l’évasion fiscale». Hanoune a en outre, précisé que les parties qui appellent à construire une économie hors hydrocarbures «ne proposent que la privatisation comme alternative», ajoutant que «ces derniers veulent détruire tous les liens positifs existant entre le citoyen et l’Etat». «L’Etat doit recouvrer les dettes impayées ce qui permettra, a-telle dit, d’élaborer «des budgets sans recourir aux recettes des hydrocarbures». Elle a, en outre, proposé l’annulation de l’accord de partenariat avec l’Union européenne, relevant «qu’il prélève au Trésor public plus de 700 milliards de dinars pour le démantèlement tarifaire». L’Algérie peut se retirer de l’accord du partenariat en s’appuyant sur l’article 11 de ce dernier, qui l’y autorise «en cas de dysfonctionnement dans la balance des paiements». Louisa Hanoune a noté l’approbation de son parti quant aux directives que le président de la République a donné au gouvernement, lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, afin d’éviter le recours à l’endettement extérieur, en insistant sur la nécessité de préserver la souveraineté économique du pays. Au plan international, Hanoune a qualifié la décision de l’Algérie concernant l’isolement du Qatar par les pays du Golfe, de «décision indépendante», soulignant qu’«Il ne s’agit nullement de défendre la politique du Qatar, mais d’exprimer son opposition aux guerres et aux politiques impérialistes».