Relance des exportations agricole / Djellab installe un  groupe de travail

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Le ministre du Commerce, Saïd Djellab a installé, lundi à Alger, un groupe de travail chargé d’œuvrer à la réalisation du développement durable des exportations agricoles.

Lors de cette réunion ayant regroupé des cadres du ministère et des représentants de divers secteurs, le ministre a mis en avant « la nécessité de mettre en œuvre les instructions et les recommandations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika aux participants aux Assises nationales de l’agriculture, tenues le 23 avril dernier ».

« L’installation de ce groupe de travail s’inscrit dans le cadre de la concrétisation des instructions du président de la République, Abdelaziz Bouteflika aux participants aux Assises nationales de l’agriculture, appelant les autorités concernées à accorder une grande importance au secteur et au produit agricoles », a informé un  communiqué du ministère du Commerce.

Pour le ministre, ces recommandations s’inscrivent également dans le cadre de la Stratégie nationale des exportations 2019-2023, qui a été « adoptée par le ministère dans le cadre d’un plan d’action nationale pour accompagner les exportateurs dans les filières agricoles et lever les obstacles entravant la relance et le développement des exportations hors hydrocarbures ».

Rappelons que pour faire face à la chute des prix des hydrocarbures, l’Etat avait décidé,  de libérer les capacités de chaque secteur, notamment touristique et agricole.

Djellab donnera d’ailleurs, en ce sens, des instructions pour le travail et la coordination entre les différentes instances, entreprises et opérateurs économiques et l’accompagnement de tous les projets, afin d’encourager les « initiatives locales pour la réalisation du développement durable en matière d’exportations agricoles et l’information des exportateurs des exigences du marché mondial à tous les niveaux ».

C’est en raison du saut qualitatif enregistré en termes de qualité que les pouvoirs publics ont décidé de promouvoir davantage le produit algérien, sur les marchés internationaux.

Cependant le camouflet récemment subi pourrait avoir d’autres conséquences. Il s’agit du refoulement de la marchandise algérienne exportée récemment vers le Canada, la Russie, la France et le Qatar.

Ces pays ont donc décidé le refoulement la  pomme de terre, tomates et dattes, en raison de leur non-conformité avec leurs normes respectives. Ces produits-là, dit-on, contiennent un surdosage de pesticides.

S’exprimant à ce sujet, à l’issue d’une séance d’audition devant la Commission des finances et du budget à l’Assemblée populaire nationale (APN), lors de la séance consacrée aux mesures contenues dans le projet de loi de finances complémentaire 2018 (PLFC2018), que « des petites opérations de refoulement peuvent se produire ».

Ceci n’empêche pas la prise de décision. Le ministre a en effet ordonné à ses services de « collecter toutes les informations nécessaires sur l’affaire », afin d’en connaître les détails et les circonstances.

Cette décision semble attester la réelle volonté des pouvoirs publics à atteindre une croissance économique durable et la diversification de l’économie même si malgré les mesures entreprises, les hydrocarbures continuent encore à représenter l’essentiel des ventes à l’étranger avec une part dépassant les 90%. Les exportations hors hydrocarbures ne représentent que 5%  du volume global. Et encore ces dernières sont essentiellement constitués par le groupe «demi-produits».

Amel Driss