Reprise des entraînements: Doucement le matin, pas trop vite le soir !

0
233

L’on ne peut pas dire que les acteurs du ballon rond se pressent chez nous pour reprendre leurs activités. Certes, le démarrage de la compétition est encore loin, puisqu’il est programmé pour le 20 novembre prochain, n’empêche on ne remarque pas une grande effervescence chez les clubs, malgré un arrêt de plus de six mois, dû à la pandémie du nouveau coronavirus.

Certains dirigeants, comme Mohamed Zerouati, l’homme fort de la JS Saoura, estime même que ce n’est pas encore le moment de reprendre les entraînements. S’il attend que la pandémie se termine pour le faire, l’attente risque d’être longue. Heureusement que toutes les équipes ne sont pas dans ce même état d’esprit de mollesse et de mauvaise volonté. L’on pense notamment à la JSK qui n’a pas attendu le feu vert des autorités pour relancer la machine. Après une vingtaine de jours de la reprise, tout semble se passer dans de bonnes conditions.

En tout cas, il n’y a rien à signaler. C’est de bon augure pour les autres, à condition toutefois de respecter le protocole sanitaire et de veiller à son application. La tâche incombe principalement aux staffs médicaux et aux dirigeants, c’est leur rôle de rester vigilants et parer à toute éventualité. Des grands événements sportifs se déroulent actuellement un peu partout dans le monde, mobilisant un grand nombre d’acteurs sans que cela déteint sur les compétitions, excepté peut-être l’absence remarquée du public dans les enceintes sportives, à laquelle on n’arrive toujours pas à s’y faire. Les Algériens devront eux aussi s’y conformer, en reprenant graduellement le chemin du terrain. L’on peut dire que l’on est même très en retard dans ce domaine, par rapport à nos voisins et à tous les pays qui nous entourent. Ce grand retard risque de se répercuter négativement le programme et le calendrier à venir. A force de retarder l’échéance, on se met un peu à l’écart et il est difficile ensuite de rattraper le train en marche.

Les Verts dans l’expectative C’est le cas de l’équipe nationale dont le programme à court terme n’est pas encore défini, alors que les matches du mois d’octobre prochains arrivent à grands pas. Par exemple, l’on ne sait toujours pas dans quel pays se tiendra le prochain stage des Verts. L’on a parlé de la France, de l’Autriche et des Pays-Bas, mais rien n’est fixé pour le moment. Comme on ignore le nom des adversaires qui donneront la réplique à l’équipe nationale lors des deux prochaines dates Fifa. Sachant que ce sont les dernières rencontres de préparation avant de reprendre les éliminatoires qualificatifs à la CAN 2021, Djamel Belmadi a demandé à affronter des sélections africaines. Mais la FAF aura du mal à exaucer son vœu, puisque les meilleurs équipes du Continent ont déjà arrêté leur calendrier, car elles ont fait preuve d’anticipation. Ce qui n’est pas le cas de la FAF dont l’amateurisme dans ce domaine n’est plus à démontrer. D’autant qu’à présent, sa marge de manœuvre s’amenuise de jour en jour. Si elle trouve un adversaire «potable», qui daigne accepter d’affronter les Verts, c’est déjà une prouesse. En somme à une quinzaine de jours du début du stage, on ne connaît ni le lieu où il va se tenir, ni le ou les adversaires qui donneront la réplique à l’équipe nationale. Ce qui va certainement faire grincer des dents.

Ali Nezlioui